SCENE VIII
MATHIEU. FIERRR,, GENEVIÈVE, UN COM- MANDANT DE VAISSEAU, ARTHUR ec d'autres Officiers, Matelots, etc.
PIERRE, renlranl par le fond avec Geneviève.
Allons, ma mère, depuis long-temps n'êtesvous pas résignée à cette nouvelle séparation? il le faut.
Roulement de tambour à l'entrée de l'état -major. MATHIEU.
Ah ! enfin! il était temps.
LE COMMANDANT
Que les chaloupes partent sur-le-champ, et sa dirigent sur la rade de l'île d'Aix.
PIERRE
C'est bien, commandant; je vais ordonner.
LE NAUFRAGE DE LA MEDUSE
LE COMMANDANT. '
Non, restez. Lieutenant Arthur de Marsay, faites la lecture de ces dépêches.
PIERRE
Qu'est-ce donc?
ARTHUR, lisant.
« Par ordre supérieur, le lieutenantPierre cesse » dès aujourd'imi d'être en activité de service. » PIERRE, lombani sur une chaise, avec désespoir.
Ah 1 ma mère 1
GENEVIÈVE
Mon pauvre enfant!
MATHIEU, à part.
Bien, bienl
ARTHUR, à pan.
Une dénonciation! infamie!
MATHIEU, à part.
Maintenant, ma nomination.
ARTHUR , Usant bas.
« Le lieutenant Pierre perd à jamais le droit » de faire partie de la marine royale. » {Au commandant. ) Oh! je ne lirai pas cela, monsieur... dispensez-moi.
tE COMMANDANT.
Soit; lisez ce qui suit.
PIERRE, montrant Arthur.
Oh ! oui, ma mère, c'est lui, ce doit être ce misérable qui m'a perdu.
ARTHUR, lisant haut.
a Le commandement en second de la Méduse » est confié... au chevalier Arthur de Marsay. » Qu'ai-je lu? serait-il possible!
MATHIEU, à part.
Hein? plaît-il?
GENEVIÈVE I
A lui! !
PIERRE
Vous le voyez, ma mère! Ah! c'est une atroce perBdie.
ARTHUR, à part.
Enfin, à moi des dangers, de la gloire peut-être ! 'rc'jardant Pierre) mais lui! lui! ce brave offilier, dont je vais prendre la place... Ah! je n'ose i)lus être heureux.
LE COMMANDANT. I
Achevez donc, monsieur; l'heure s'avance. ;
ARTHUR, continuant.
« Le maître d'équipage Mathieu Louchard tou- >» chera sur la caisse de la trésorerie une somme de » deux mille francs en récompense de ses bons » services, et sera de plus chargé de l'enrôlement » des matelots qui voudront s'engager dans la » marine royale. »
LE COMMANDANT
Lieutenant, donnez des ordres pour que le reste de l'équipuse gagne à l'instant le navire. Maître, vous gar.îercz une chaloupe pour amener les nouvelles recrues.
ARTHUR, à part.
Pauvre Pierre! comme il doit mo haîr!... Et •
que n'ai-je le pouvoir, moi, de lui rendre ses épaulettes, dût-on m'cnlever les miennes jusqu'au moment où j'aurai prouvé que j'en suis digne I
LE COMMANDANT
Lieutenant, et vous, messieurs, suivez-moi.
SorlieqcDeraic.
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