‹ Magasin théâtralChapitre 297 sur 1711 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

JACQUES , seul.

Jeanne ! c'est le nom de Jeanne qu'ils ont prononcé t n'était-ce donc point un rêve? Etait-ce donc bien Jeanne qui s'est dressée devant moi A la porte de Presle? Est-ce bien Jeanne que j'ai vue? En pénétrant en ennemi dans cette ville qui fut mon berceau, mon cœur battait à m'étouffer; j'avais baissé la visière de mon casque pour qu'où no vît pas la rougeur qui me montait au front. Ea vain la voix de mon père ma criait : Ycngçanco

JEANNE HACHETTE

Une voix plus forte me criait : Trahison ! Et pour ne plus l'entendre, cette terrible voix, il me fallait le tumulte d'un combat. J'appelais de tous mes vœux un adversaire-, un obstacle enfin s'offre a moi, je m'élance pour le briser; et cet adversaire qui m'attend et me brave... cet adversaire, c'est Jeanne... non plus la timide jeune fille, mais Jeanne haletante et furieuse comme moi..*. Jeanne altérée comme moi de sang et de carnage. . . Jeanne opposant enfin sa hache d'armes à mon épée. Ohl mon Dieu, l'aviez-vous donc placée là, cette femme, pour m'arrêter dès les premiers pas sur la route où je me suis jetél Ne devais-je donc pas venger le meurtre de mon père?... ne devais-je donc pas tenter d'effacer avec du sangla tache imprimée sur notre nom?

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