‹ Magasin théâtralChapitre 339 sur 1711 · ANATOLE, LE COLONEL, JOLIBOIS · texte numérisé non relu

ANATOLE, LE COLONEL, JOLIBOIS

LE COLONEL, entrant.

Ah l vous voilà ! Eh bien 1 mes enfans, le 115* de ligne n'est plus bon à rien, à ce qu'il paraît, on le met sous la remise, sacredieu !

JOLIBOIS

Comment ça, mon colonel?

Oui , mon vieux camarade , c'est nous qui restons en garnison dans cette ville.

ANATOLE

Qu'entends-jeî

LE COLONEL

Ça t'indigne aussi, toi, n'est-ce pas, mon garçon ? . . . au fait, c'est une horreur I . . . nous qui nous sommes toujours si bien conduits, si bien battus 1... nous voilà condamnés à faire un seivice de vétérans!... Sacredieu! aux autres les combats, la gloire, les grades et la mort! à nous les parades, les patrouilles et tout l'embêtement du métier I

JOLIBOIS

Et nous casernons toujours chez le pékin?

LE COLONEL

Toujours; après ça, c'est prudent.

JOLIBOIS, bas à Anatole.

Et commode, n'est-ce pas , lieutenant?

ANATOLE, à Jolibois.

Je pourrai la voir, lui parler... je suis le plus heureux des hommes I

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