SCENE XIV
LE GÉNÉRAL, L'AIDE DE CAMP, État -Major, PEREZ, JEPPO, Soldats, puis LÉONOR, PA- QUITA, sur le balcon, les Habitais aux fenêtres de leurs maisons; et ensuite LE COLONEL.
A peine Le'onor el Paquila sont-elles rentre'es au logis, que la compagnie de grenadiers du colonel deliouche sur le tlicâtre, musique militaire en tête, et vient prendre position à droite. D'autres compagnies occupent ensuite la gauche et le fond , de manière à ce que la colonne semble se prolonger dans la coulisse de droite. Bientôt on entend les tambours battre au champ. JEPPO.
On bat au champ, le général arrive; la revue va commencer.
Il remonte la scène avec Perez.
PAQUITA, qui a paru sur le balcon avec Léonor et
Le'onor, Père», Paquita, Jeppo
montrant à celle-ci les grenadiers stationnés devant la maison de Perez Voilà sa compagnie.
léonor, tristement Oui, mais il n'est pas là, lui.
On voit le ge'ne'ral, passant devant la ligne du fond, suivi de son etat-major.
PEREZ, descendant la scène.
Encore quelques minutes, et je serai vengé !
Le géne'ral continue d'inspecter la ligne du fond et celle de gauche ; il marche lentement, et il examine officiers et soldats avec la plus scrupuleuse attention. Perez ne le perd pas de l'oeil.
LE COLONEL, accourant de droite et se plaçant à la tête de ses grenadiers.
Et vite! vite à mou poste; sacredieu! je suis arrivé à temps.
LÉONOR, à elle-mêyne Il ne vient pas !
LE COLONEL, Continuant, et toujours à lui-même. J'ai laissé en arrière Jolibois avec mon fils et le major, notre sauveur; mais, sacredieu! le pauvre enfant, je tremble que ses forces ne trahissent son courage !
LE GÉNÉRAL*, qui a fini de passer en revue la colonne de gauche, et à Perez en passant près de lui.
Rien encore! tous les rangs sontau complet.
FEREZ
Patience, général, patience!
LE GÉNÉRAL
Il ne me reste plus à inspecter que cette compagnie de grenadiers.
FEREZ
Alors, c'est dans cette compagnie que vous trouverez une place vide.
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