SCENE YIIL Les Mêmes, excepté MATHIEU LOUCHARD
AIîTHtR.
Marie, calmez-vous, au nom du ciel ! oalraezvous !
MARIE
Monsieur Arthur!
PIERRE, à part.
C'était lui : c'était luil
.Mjiie se Irouvcdaiis ics i.ras J'AiiUui , au momcul où Pierre s'approclie d'euî.
MARIE
Pierre!
ARTHUR
Ici î à bord de la Méduse :
PIERRE, nu lieutenant,
Ali ; vous ne m'attendiez pas, monsieur ; lieutenant Arthur de Marsay, je vous tiens pour le plus lâche et le plus misérable de tous les hommes...
ARTUCa.
Monsieur, cette insulte...
MARIE, tombant à genoux.
Pierre, écoutez-moi, je vous en supplie...
Oui, je le répète, un lâche et un misérable... ces épauletles, il les déshonore; cette croix, il est indigne de la porter.
Il lui arraclic sa croix et ses épauleUcs. Marie pousse un cri de terreur.
ARTHUR
Ah! monsieur, monsieur, vous venez de dicter mon arrêt de mort ou le vôtre.
Pendant toute cette fin de scène, le jour a commence' à revenir. Le commandant et ies autres officiers sont entrés, conduits par Matliieu. Ils ont vu arracher la croix. Le commandant fait un signe à deux soldats de marine quis'approclient de Pierre. Pais , sur un autre geste fait par lui, un officier veut emmener Marie.
MARIE, bas à Pierre, en hii serrant la main.
Mon ami, vous avez été abusé, et celui que vous venez d'outrager ainsi... Ah ! votre funeste erreur nous aura perdus tous.
PIERRE
Que dit-elle?
Marie sort, emrncne'c par un officier.