‹ Magasin théâtralChapitre 390 sur 1711 · SCENE YI · texte numérisé non relu

SCENE YI

, ANATOLE, seul.

Seul ! enfermé, captif! quand mes frères combattent! Oh! malheur! malheur! ( On entend la fusillade et le canon.) Mon Dieu ! mon Dieu, fais que les Français triomphent ! fais que dans ma prison je puisse au moins répéter avec eux ce cri de victoire : Vive l'empereur! vive l'empereur! voix, au dehors.

Viva Feruando ! viva Fernando!

ANATOLE

Qu'enlends-je! les Espagnols l'emporteraientils?... serions-nous déjà vaincus? {Nouvelle fusillade, nouveaux coups de canon.) 0 boulets et mitraille, frappez sur ces murs, frappez! qu'ils tombent! qu'ils s'écroulent!... que je puisse m'échapper, rejoindre mes grenadiers, me mettre à leur léte et leur dire : En avant! en avant! c'est votre ancien lieutenant, cestl'élève de Saint-Cyr, qui veut vaincre ou mourir avec vous !... Mais rien, plus rien! ce bruit... ces pas précipités... on marche de ce côté... {il désignela porte de droite) des Espagnols peut-être?... Ah! je leur vendrai cher ma vie.

Il arrache une e'pée à Tun des faisceaux d'armes ; pendant ce temps la porte de droite tombe eu éclats, et Perez accourt les vêtemens en désordre et des liens rompus flottans encore à ses bras.

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