‹ Magasin théâtralChapitre 393 sur 1711 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

JEPPO, seul, se montrant à moitié derrière un des panneaux de la porte bris'-e par Ferez.

Oui, au combat 1 au combat ! allez, allez! grand bien vous fasse! {Prenant en «cène.) Moi, pendant qu'ils sont à s'égorger les uns les autres, je vais un peu me remettre ici du mauvais sang que j'ai fait dans ce maudit cacbot où l'on nous avait enfermés... Tudieu 1 quand j'y pense... quel bomme que ce Perez ? des liens, des portes le gênent, pan ! pan ! des pieds, de la tête ! j'en suais sang et eau, j'en avais une courbature à le regarder faire... il n'en avait pas assez, il lui faut des plaies et des bosses... (Fusillade.) En veux-tu? en voilà! à ton aise, mon brave homme, et par la savonnette de mon père, j'aime mieux que tu t'en donnes le plaisir que moi.

CRIS divers en dehors.

Au secours ! aux armes ! aux armes 1 au feu !

JEPPO.

Ah ! mon doux Jésus ! quelle ba^re ! c'est le sac delà ville qui recommence... et j'irais me jeter au milieu de ce chaos-là ! mais je serais moulu, pilé, broyé, haché... merci! ce n'est pas mon genre.

voix, au dehors.

Viva Fernando ! viva Fernando !

JEPPO.

Viva Fernando! nous sommes les plus forts, nous sommes vainqueurs... Eh! mais je ne me trompe pas, on accourt de ce côté... ah! sainte Cothurne, patronne de ma mère, ayez pitié de moi, je crois qu'ils viennent me chercher.

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