‹ Magasin théâtralChapitre 392 sur 1711 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

PEREZ, entouré de grenadiers, JOLIBOIS, ANATOLE.

JOLIBOIS

Capitaine, nous venons vous chercher pour combattre avec nous.

ANATOLE

Qu'cntends-je !

JOLIBOIS

Le colonel et tous ses officiers ont sollicité le général de vous accorder la faveur de mourir les armes à la main.

ANATOLE, avec joie. Et il a consenti?

JOLIBOIS, prenant une épée des mains d'un grenadier.

Voilà votre épée.

ANATOLE, saisissant son épée Oh! donne, donne.

JOLIBOIS, à part.

Quant à toi, vieil hibou, qui étais sorti de ton nid pour venir faire rendre l'ame à mon capitaine, tu peux dire ton Paternoster... {Aux grenadiers.) Mort, mort à lui!

ANATOLE, s'avançant.

Arrêtez** 1

JOLIBOIS

Laissez-nous, capitaine, laissez-nous le tuer.

ANATOLE

Le tuer ! l'assassiner ! arrière , malheureux, arrière!

Jolibois et les grenadiers s'éloignent de Perez.

ANATOLE, à Perez.

Perez, je vais aller mourir avec les Français. {Arrachant un sabre des mains d'un grenadier et le lui donnant.) Toi , va mourir avec les Espagnols.

* Perez, Anatole.

*' Pcrcï, Anatole, Jolibois.

L'ELEVE DE SAINT-CYR

Merci! merci!

ANATOLE, aux grcnadiers.

Passage, grenadiers, passage à cet homme !

JOLIBOIS

C'est dit, capitaine.

Lui el ses camarades laissent le chemin libre à Ferez. FEREZ.

Espagnols ! Espagnols I attendez-moi, j'accours

dans vos rangs pour défendre nos droits et notre

liberté.

Il sort.

ANATOLE, aux grenadiers.

Et maintenant, mes amis, au combat! au combat!

TOUS

Au combat!

Ils sortent.

X\VVVVVV\WWW\VW\'V\W\VVWVV\VtV\WW\W\/VW\VVV\'VV\WVV\

Page 1