‹ Magasin théâtralChapitre 398 sur 1711 · SCENE XIV · texte numérisé non relu

SCENE XIV

LE MOINE, PEREZ, LÉONOR, JEPPO, L'HOMME DU PEUPLE, en arrière avec les Espagnols ; LE GÉNÉRAL, ANATOLE, LE COLONEL, JOLIBOIS, LE Vieux Grenadier, autres Grenadiers.

Lui!

ANATOLE, qui s'est approché du colonel.

Et pourtant, mon père, pourtant, ce n'est pas ma faute si je n'ai pas été tué; demandez à tous ceux qui m'entouraient, demandez-leur... ils vous diront que votre fils n'a pas fui le danger; mais je ne devais tomber que frappé par une balle fondue dans un conseil de guerre. ( Allant au générai. ) Général, voilà l'épée que vous m'aviez fait rendre.

LE GÉNÉRAL

Gardez-la, capitaine.

LE COLONEL

Eh quoi! mon général...

LE GÉNÉRAL

Votre fils est libre; la mitraille ennemie a respecté ses jours... il a sa grâce !

JOLIBOIS, et tous.

Vive le général l

PEREZ, soulevant la tête.

Français! {Tous les regards se dirigent sur lui; continuant.) Français! vous triomphez; les Espagnols ont voulu subir votre joug... les lâches! eh bien! que ce joug soit pour eux un joug de fer... qu'il les écrase, et que de iâ-hautoù Dieu m'appelle, j'entende leurs cris de rage et de désespoir 1 Oh I je meurs 1

Il expire.

Mon père... mort ! mort !

ANATOLE, voulant s'élancer vers Léonor.

Léonor 1

LE COLONEL, l'arrêtant Respecte sa douleur; plus tard tu lui diras qu ton père la nommera sa fille.

LE GÉNÉRAL

Soldats ! deux fois vous avez conquis Tarragone deux fois vous avez bien mérité de l'empereur !

TOUS

Vive l'empereur ! vive la France •

TABLEAU GÉNÉRAL

FIN

PARIS. IMPRIMERIE DE V« DODBT-DUPB»,

rue Saint-Luuis, n» 46, au Marais.

Page 1