‹ Magasin théâtralChapitre 397 sur 1711 · SCENE XIII · texte numérisé non relu

SCENE XIII

LE MOINE, PEREZ, LÉONOR, JEPPO e< L'HOMME DU PEUPLE; un peu derrière, LE GÉNÉRAL, JOLIBOIS, Grenadiers Français, Moines cïGens* DU PEUPLE, Soldats, avec des torches ; puis LE COLONEL.

les français, entrant* Victoire! victoire !

JOLIBOIS

Les gredins 1 a-t-il fallu en descendre! il en sortait de dessous tous les pavésl le général.

Les rebelles ont payé cher leur audacieuse tentative.

PEREZ, se soulevant.

Rebelles ! ceux qui veulent chasser l'étranger de chez eux! °

Taisez vous, mon père!

LE COLONEL, entrant.

Mon fils, mon fils! a-t-on vu mon fils?

* Le Moine, Ferez, Uonor, Jeppo,rHomnie du peuple ; tm peu derrière, le Général, le Colonel, Jolihois.

LE GÉNÉRAL

Dans la mêlée, au plus fort du carnage, je l'ai vu deux fois à la tête de son ancienne compagnie, faisant des prodiges de valeur.

JOLIBOIS

J'étais à ses côtés, au moment où nous cherchions à enlever ces deux pièces de quatre qui nous mitraillaient dans la rue de Tolède ; mais une volée de boulets a fait une trouée dans nos rangs, et je ne l'ai plus aperçu; il n'était plus là! je l'ai cherché, je l'ai appelé... personne ne m'a répondu!

LE COLONEL

Ah! sacredieu! sacredieu, il a été tué!... Eh bien, du moins sa mort sera celle d'un soldat!... je pleurerai son trépas, mais j'en serai fier et glorieux !

ANATOLE, paraissant sur le seuil de la porte du fond.

Hélas, mon père, la mort n'a pas voulu de moi.

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