‹ Magasin théâtralChapitre 435 sur 1711 · LA COMTESSE, JULES, HÉLÈNE · texte numérisé non relu

LA COMTESSE, JULES, HÉLÈNE

HÉLÈNE

Je ne puis aller plus loin.

JULES

Reviens à toi, ma bien-aimée!

HÉLÈNE, sur le seuil.

Oh! dans quel moment nous venons d'unir nos destinées!... Ohl Jules, du sang! du sang! LA COMTESSE, se retournant..

Ah!

HÉLÈNE

Ma mère !

Elle vole dans ses bras.

LA COMTESSE

Mon enfant! mon enfant! (Avec joie, en descendant la scène.) Ils ne l'ont pas tuée ! HÉLÈNE, montrant Jules. Grâce à lui, ma mère, grâce à luil

LA COMTESSE

Oh! soyez béni, vous qui me la rendez!... mais fuyez, fuyez leur colère; car ils vont revenir.

La Comtesse remonte au fond.

HÉLÈNE

Ma mère a raison; fuis, Jules... à présent, tu es sûr de moi; fuis, mon bien-aimé!

LA COMTESSE^ au fond.

II n'est plus temps.

VOIX, du côté de la montagne.

Vengeance ! vengeance !

LA COMTESSE

Ils accourent !

HÉLÈNE

Ma mère, ma mère, sauvez-le !

JULES, passant entre elles.

Laisse-moi, je saurai bien me frayer un passage.

Cris à droite.

HÉLÈNE, se cramponnant à lui.

Mais c'est courir à la mort I

LA COMTESSE

Et s'il reste, il est perdu !

HÉLÈNE, avec désespoir, et venant sur Vavantscène, à droite.

Mais qui donc le sauvera, mon Dieu?

LE PÈRE ANSELME, entrant par la porte masquée.

Moi ! (Saisissant Jules, et lui montrant le passage secret.) Par ici!

I! l'entraîne; les deux femmes restent stupe'faites.

HÉLÈNE, volant dans les bras de sa mère. Sauvé, ma mère, sauvé !

On voit les valets de Campireali traverser le tbe'âtre en courant, armés de flambeaux.

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