‹ Magasin théâtralChapitre 448 sur 1711 · SCENE m · texte numérisé non relu

SCENE m

Les Mêmes, LE CHEF DES BRAVI.

LE CHEF

L'ordre du soir, camarades... {Tous les Bravi se rangent 7nilitairement pour écouter.) Eh bien!

îoilà un homme qui est resté sur le lit de camp! BANUCCIO, piteusement.

Malade !

LE CHEF, revient au milieu de la scène.

« De par haute et puissante dame, abbesse de » Castro, les sentinelles seront placées aux mêmes » lieux que les jours précédens, et l'on redoublera » desurveillance. Voici encorece que la souveraine » abbesse fait savoir aux braves enrôlés à son ser- » vice : parmi les hommes chargés de veiller à la )) défense de l'abbaye, il s'est trouvé un traître! » LES BRAVi, avec éionnement.

Qui donc? qui donc?

LE cuEF, lisant.

« Le plus vieux serviteur de cette maison, » l'homme sur le dévouement duquel on devait le » plus compter, le seul qui pût pénétrer dans » l'intérieur, et qui fût chargé. des relations au » dehors, n'a pas craint de servir une correspon- » dance établie entre une religieuse et l'audacieux » Bracchioforte... [Mouvement.) Cette criminelle » intrigue a été découverte; une des lettres a été » surprise, et le traître qui servait d'agent sera » puni du châtiment qu'il mérite, s'il échappe à » la maladie dont Dieu l'a frappé.»

LES BRAVI, étonnés.

Tiens, c'est Griso, c'est Griso !

Le Clicf sort.

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