ACTE III, SCÈNE IV
n'avais accepté que par contrainte, dis-tu... d'où =®' voix... sa voix!., une malédiction éternelle sur
vient donc celte pâleur , cet abattement ?
D0>'A JUAXA.
Mon père!., je ne suis point malheureuse!., seulement le souvenir des événemens terribles qui nous ont frappés à Palerme , du spectacle sanglant qui a épouvanté mes regards...
DON BALTHAZAR
Oui, mon pauvre neveu!., et je n'ai pas encore découvert son assassin.
DONA JUANA
Mon père , la vengeance serait coupable , car don Luis a demandé en mourant qu'on pardonnât à son meurtrier... mais il a exprimé un autre vœu qui lui était plus cher encore , et ce vœu ne s'est pas réalisé... mon père, si le chevalier de Malte qui assista aux derniers momens de mon mari s'était acquitté fidèlement de sa mission, il vous aurait dit comme moi, que don Luis n'espérait se réconcilier avec le ciel qu'en léguant sa veuve et sa place au foyer de la famille, à don Léon de Cabrera.
DON BALTHAZAR
Pas un mot de plus , Juana.
DONA JUANA
Il est inexorable!..
(Elle tombe assise sur un siège près de la tapisserie derrière laquelle est caché Léon.)
DON BALTHAZAR
Juana!.. la force lui manque, je crois!., oh! de l'air !.. (il veut tirer la tapisserie.)
DONA JUANA , l'arrêtant.
Non, je me sens mieux... Laissez-moi encore un instant ici, et je rentrerai chez moi.
DON BALTHAZAR
Soit: je vais t'envoyer Béatrix et con^^édier le peu de personnes qui restent. (il sort.)