GIL'LIO
Je dis que la trahison est patente, et que Richelieu ferait la fortune de celui qui lui livrerait cet écrit.
LE BARON
Oh! oui, certes on le ferait riche, celui-là. {Se 'revar2t.) Mais nul ne sera celui-là *. GIULIO, à pari.
Tu te trompes... celui-là, ce sera moi!
11 ouvre les riileaux de la fenêtre.
LE BARON
Non, non, Richelieu; non, jamais tu ne possé- ^ras cet écrit.
31 remet le parcliemin dans son sein. Ou entend dehors le son d'un cor.
GIULIO, à part.
C'est le signal!
LE BARON
Qu'est-ce que cela?
GIULIO, avec une espèce d'élonncmcnt.
Quoi, monsieur le baron?
LE BARON
Comment! vous n'avez rien entendu?
GIULIO
Rien.
■•"GiuHo, le Baron.
LE BARON
C'est étrange. .. Me serais-je donc trompé ? Mais il m'a bien semblé entendre le son d'un cor, là... sous cette fenêtre. [Il court à la fenêtre.) Ciell que vois-je?
GIULIO
Qu'est-ce donc?
LE BARON
Des hommes... des hommes en armes qui entrent dans le château... Ce son de cor... c'était un signal, un appel... oui... mais ces hommes sont des malfaiteurs. Courons, seigneur Giulio, courons à eux.
LÉoNA, accourant à moitié habillée.
Monsieur le baron! {Apercevant le baron.) Ah\ monsieur... si vous saviez 1
On Voit entrer plusieurs liuninies armes.