SCENE PREMIERE ARVIDE, SEVERIN
Au lever du rideau, S'everin, soldat danois, s'c'tonne du geste de ne trouver personne dans la cabane, et monte l'échelle qui le conduit à la petite porte au troisième plan.
SEVERIN, frappant et appelant.
Arvide !
La droite et la gauche sont toujours celles de l'acteur.
ARViDE, ouvrant la porte.
Ah! c'est toi, camarade!... Eh bien!...
SEVERIN, descendant.
Je suis éreiiitc.
ARVIDE *, le suivant. Que veux-tu? Il faut bien avoir l'air de faire son métier... On nous paie pour découvrir un fugitif
' SeVerin, Arvi !r.
MAGASIN THEATRAI.
que l'on dit se cacher dans la montagne. .. et pour avoir l'air de le chercher, faut bien venir de temps en temps dans la montagne, et... Éric?...
SEVERIN
N'est point revenu.
AnviDE, le suivant.
Que le diable l'emporte l
SEVERIN
Ou plutôt le ramène.
AUAIDE.
Oui, lui et ses florins surtout, car depuis trois jours que leur absence nous empêche de boire de la bière ou du vin de France, j'ai le gosier malade.
SEVERIN
Bois de la neige fondue.
ARVIDE.
Merci, ça altère.
SEVERIN
Et tu ne l'as pas trouvé ce fugitif?
ARVIDE, dcsigiianl la petite porte.
J'ai dormi là toute la journée... Quelle heure est-il ?
SEVERIN
Le jour va tomber.
ARVIDE, regardant au fond.
Oui, et la neige aussi... Qui vient donc là?... un ouvrier mineur...
SEVERIN, regardant.
Mais Éric est avec lui.
ARVIDE.
Oui, le voici, enfin!. ..Dis donc,Severin, l'endroit est mal choisi pour lui faire payer sa bienvenue.
SEVERIN
On la lui fera payer demain.
ARVIDE.
Ah! mais j'y compte bien.
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