‹ Magasin théâtralChapitre 598 sur 1711 · SCENE X · texte numérisé non relu

SCENE X

Les Mêmes, ANDRÉ.

ANDP.É, paraissant au fond.

Dis donc, fille ?

MARGUERITE

Mon père !

Elle court à lui.

AXDRÉ .

Il est endormi... Tiens, voilà un peu de pain.

MARGUERITE, le saisissant.

Du pain !...

ANDRÉ, lui donnant sa gourde.

Et dans cette gourde un peu de bière que j'ai gardée, moi; mets ça près de lui , et quand il se réveillera, peut-être bien que ça lui fera plaisir; il y a peut-être long-temps qu'il n'a mangé.

MARGUERITE

Merci, merci , mon père.

Elle court à son Irère.

ANDRÉ , l'arrêtant.

Ne l'éveille pas; je retourne à ma besogne. Ne lui dis pas que ça vient de moi; je ne veux pas avoir l'air d'avoir sitôt pardonné. Je vas revenir.

11 sort rapidement.

MARGUERITE

Mon bon père! et je n'y avais pas songé, moi, sa sœur, Christophe! mon frère!...

Elle court lui donner à boire, lui met la gourde sur les lèvres. Cliristophe la saisit convuUivcraent et boit.

CHRISTOPHE, après avoir bu.

Oh! merci, merci, sœur... Mais d'où me vient donc ce secours?

MARGUERITE

Hélas ! mon frère , c'est mon père qui t'avait gardé cela.

CHRISTOPHE, le cherchant des ijeux.

Mon père!... mais où est-il donc?

MARGCERITE.

Il travaille sur la route.

CHRISTOPHE

Oh! je veux courir...

MARGUERITE

Attends; il m'avait défendu de te dire... n'importe, jelui dirai que je n'en ai pas eu la force ; viens, Christophe.

CHRISTOPHE

Viens, Marguerite.

Ils sortent en courant; on voit s'ouvrir la petite porte au-dessus de re'clieile ; Fre'dage, pâle, agité, chancelant, descend.

VV\V'V\W\\\VVV\\'VVVV\\\\W\\VVV\\VV\\\\V'VVV\VV\\W\W\l\\V\\V

FRÉDAGE, piiis ARVIDE.

FRÉDAGE.

Oh! voilà ce que contenait le grimoire du paysan; cet homme m'a fait peur...

ARVIDE, paraissant à la fenêtre à gauche.

Frédageî eh bien! sais- tu ce qu'est ce grimoire?

FRÉDAGE.

Oui.

ARVIDE entre par la fenêtre.

Ça vaut-il cent florins?

FRÉDAGE.

Ça vaut cent millions.

ARVIDE.

Cent millions!

FRÉDAGE.

C'est un monde.

ARVIDE.

Et comment l'achèleras-tu?

FRÉDAGE.

Ces choses-là, Arvide, il faut, pour les posséder, les avoir inventées ou les avoir volées.

ARVIDE.

Et tu veux les voler.

Silence.

ARVIDE.

Où le met-il, son grimoire?

FRÉDAGE.

Dans la poche de sa cape.

ARVIDE.

C'est difficile à prendre.

FRÉDAGE.

Peut-on rentrer ici la nuit?

ARVIDE.

Facilement; ces portes ferment mal et ces fenêtres ne ferment pas.

FREDAGE.

Viens, Arvide, qu'on ne nous rencontre pas

ARVIDE.

Et tu veux y revenir ?

FRÉDAGE.

Oui, je veux revenir, et lu vas le comprendre; suis-moi.

LA voixd'andré, dans la coulisse.

Dépose ça là, mon garçon, {ils s'arrêtent et se sauvent par la fenêtre. André ouvrant la porte) et maintenant, viens te reposer.

VWVWVVV\V\x\WV'W\'V'VVWVWVVV WVVWVXWVVVWWWVWVWWWV

Page 1