ANDRÉ, CHRISTOPHE, MARGUERITE
André' entre avec ClirislopUe et Marguerite ; Christophe à ôlé sa cape, Marguerite la porte sur son bras.
CHRISTOPHE
Oui, mon père, je m'asseoirai volontiers...
Il s'assied.
ANDRÉ
Tu m'assures que tu ne m'en veux pas trop... parce que...
CHRISTOPHE
Mon bon père...
MARGUERITE
Oublions tout cela, mon père.
ANDRÉ, allant à Marguerite.
Tu as raison, Marguerite, ne songeons qu'au bonheurdêtre tous ensemble... il semble, vois-tu, que, quand on est réuni, les tristes idées le sont moins... {Il embrasse sa fille; se 7eioH?'naM/.) N'estce pas, Christophe? {Allant à lui, et s'eti étant approché.) Il ne répond pas... pauvre garçon, il dort déjà...
MARGUERITE
Il m'a dit, mon père, qu'il avait passé trois nuits sans sommeil.
L'insensé!... Arrange un peu cette natte, il est mal sur cet escabeau. {Prenant Christophe sous les bras.) Viens, fils, viens t'éteiidrcà terre, tu seras mieux.
CHRISTOPHE, se réveillant un peu.
Mon père, pardonnez,..
ANDRÉ, le soutenant, et le conduisant près de la natte.
Il est bien naturel que tu dormes après les trois nuits que tu viens de passer; d'ailleurs, c'est l'heure. {Christophe se laisse tomber sur la natte.) Maintenant, fille, mets sa cape sur ses pieds.
MARGUERITE
Oui, mon père.
Elle le couvre avec la cape.
ANDRÉ, le regardant.
Trois nuits sans sommeil! il est fou vraiment ! {Remarquant que sa fille allume une petite bougie sous un Christ accroché à la muraille, près de la
CHRISTOPHE LE SLEDOIS.
porte au fond.) C'est ça, fille, allume un cierge, ça porte bonheur; et maintenant, viens, le sommeil me gagne aussi, viens, fille, et qu'à lui comme à nous la nuit apporte d'heureux rêves! {Sortant parla droite avec Marguerite.) Oh! nous dormirons bien cette nuit.
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