SCENE III
Les Mêmes, LONGUE-ÉPÉE.
PREMIER SÉNATEUR. Je vaisl'interroger.
[A Longue- Epcc.) Salut au cavalier normand !
LO.VGUE-ÉPÉE. A vous, prospérité, messeigneurs !
PREMIER SÉNATEUR. "\'ous sortez de l'antichambre de l'empereur?
lONGi K-ÉPÉE. J'en sors.
PREMIER SÉNATEUR. Sa sanîé?
LONGUE-ÉPÉE. Semble se rétablir.
PREMIER SÉNATEUR. Le ministre et l'im- ■<
pératrice ? j
LONGL'E-ÉPÉE. Espèrent tous deux. j
PREMIER SÉNATEUR. Espérons aussi , j
messeigneurs ! j
PREMIER PATRICE , au deuxième. Allons
prier pour l'empereur! 1
PREMIER SÉNATEUR, au deuxième. Nous, au sénat!
Ils sortent.
PHOCIL'S , arrêlant Longue-Epée , qui va sortir. Deux mots !
LONGUE-ÉPÉE. Qui es - tu ? que me veux-tu?
PHOCIUS. Tu as juré par les lois de la chevalerie de répondre à toutes les questions de celui qui te présenterait cette bague et de ne dire que la vérité... L'empereur a-t-il souffert ?
LONGUE-ÉPÉE. Toute la nuit.
PHOCIUS. Et maintenant?
LONGUE-ÉPÉE. La fatigue l'a assoupi.
PHOCIUS. A-t-il fait un testament ?
LONGUE-ÉPÉE. Pas encoic.
Il sort lentement.
PHOCIUS. Bien! je vais tout apprendre à mou maître... la bague qui fait ainsi parler fait aussi tomber^ les verroux de la prison d'éiat. {d Bardas.) Toi, Bardas, ne quitte pa> cet homme... reste au pala s , s'il y reste; s'il en sort, suis-le.
BARDAS. C'est mon devoir.
Phocius sort,
esoeoecoesooeeosQoeooeeaeoeoeeeeeeoosss )O09&