‹ Magasin théâtralChapitre 64 sur 1711 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

LA COMTESSE , LE CAPITAINE LAS- CARIS , puis NICETAS.

LE CAPITAINE. Envain, madame, nous avons cherché par toute la ville.

LA COMTESSE. Pauvre Michel, où peutil être?

LE CAPITAINE. Quant aux matelots, deux compagnies de Varangues , qui viennent de partir, les auront bientôt dissipés.

LA COMTESSE , voyant entrer Nicétas.

Eh bien, Nicétas?..

NICÉTAS. Il faut nous hâter, comtesse, de faire parvenir au palais le prince Alexis. Toutes les haines se tournent déjà vers l'héritier d'un empereur i[uidoit succomber... Ici seulement nous pourrons le mettre en sûreté.

LA COMTESSE. Il faut que plusieurs bataillons l'accompagnent et l'entourent...

NICÉTAS, Plus nous enverrons de monde auprès de lui, madame, plus nous devrons redouter de traîtres... Ah! si je pouvais quitter l'empereur... mais c'est impossible; , il faudrait, croyez-moi, que le prince soit iiîstruit secrètement.. . qu'il vienne secrètement...

LA COMTESSE. Si Michel était près de nous !

NICÉTAS. Il n'y est pas, madame.

LA COMTESSE. EcoiUez : le cavalier latin qui a défendu ma fdle ne voudrait pas la perdre avec moi... et d'ailleurs il est trop étranger dans ce palais pour être déjà l'ami de nos ennemis,

NICÉTAS. C'est vrai ; son ignorance peut nous servir.

LA COMTESSE , «î/ capitaine. Capitaine Lascaris, hâtez-vous de prévenir Longue- Epée le Normand que je l'attends ici... puis vous irez vous-même vous assurer de l'ordre rétabli parmi les matelots révoltés,

LE CAPITAINE. Comptez sur moi.

Il sort.

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