ACTE 1, SCÈîSb, VI
MARGUERITE
C'est quelque trahison; il faut vous enfuir, mes amis !
HARRY
Il faut nous défendre lëpée à la main !
MARGUERITE , par la fenêtre.
N'ouvrez pas !
GLENARVQN, de même.
Ouvrez aux gens du roi!... et toi, Harry, ne tourmente pas ainsi la garde de ton épée; imite, enfant, la patience de ton frèreGeorges, qui attend, immobile, les ordres du roi et la volonté de Dieu.
«ceoeeasoeaeeeaeeeseseeeseesdeaeoeaeosesseeoeeeeeoesesesee
Les MÊMES, un Officier, huit Soldats.
l'officier.
Ordre du roi.
(11 tend un papier à Glenarvon.)
GLENARVON , lisant.
u Ordre d'arrêter par-tout où on les trouvera, « lord Glenarvon et sir Harry Glenarvon, aci< cusés du crime de haute trahison et de conspi- « ration envers l'état, dont ils auront à répon- « dre devant le tribunal extraordinaire, qui por- M tera son arrêt et le fera exécuter, s'il y a lieu , « dans les vingt-quatre heures... Signé Chau- « LES II d'Angleterre.» (Il tire son épée, la remet à l'officier, et donne le papier à Georges.) La volonté de Dieu soit faite !
HARRT, rendant aussi son épée.
Oui , que la volonté de Dieu soit faite!
l'officier.
Allons !
HARRY, embrassant sa mère , qui pleure. Adieu , ma mère! ( Serrant la main de Georges, qui demeure immobile et les yeus fixes.) AdieU , Georges !
GLENARVOÎC.
Je ne sais ce qui adviendra, mais je prie Dieu qu'il vous garde , mes enfants.
(Harry et lui partent.) MARGUERITE, à part.
Voilà sa vengeance qui commence.
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