‹ Magasin théâtralChapitre 69 sur 1711 · SCENE Xï · texte numérisé non relu

SCENE Xï

Les Mêmes, Patrices, Gardes, Sénateurs, accourant précédés de INICETAS , LA COMTESSE, PIIOCILS.

NICÉTAS, courant vers l'empereur. Mon maître!... mon emperiur!

l'eMPEREUK, ramenant à lui. Ali ! c'est toi , Nicétas... et vous aussi comtesse ? Le ciel m'a condamné.

NICÉTAS. Non, mon maître.

l'empereur, lui présentant le parchemin.

Lis toi-même.

NICÉTAS. Ma lettre au Saint-Père...

{Tombant à genoux.) Pardonnez-moi, César !

L'EMPEREUn. Te pardonner, à toi qui m'as laissé l'espoir jusqu'à ma dernière heure... à toi, qui sacrifiais ton salut... {Luitendant les bras.) Viens m'enibrasser. {Le serrant contre lui.) Adieu, mon vieux minisire... adieu, mon bel empire... je vous sauverai tous les deux. { Elevant la i>oix. ) Que l'on annonce aux p^iauds de l'empire que l'cnipereur se lend à la chapelle pour dicter son testament, et recevoir le Sainl-Yiatique... Encore une fois, ma couronne .. (// la ntrt ; ii la comtesse.) Vous êtes revenue bien tard, comtesse. (^A N'cé/as.) Ton bras, mon vieil ami! (// monte la scène; s'ariêtant au fond.) J'avais tant espéié, mon Dieu, mouiir sur un champ de bataille! (// tous ceux qui Venlouienl.) Venez, nussicurs, suivez Tempereur.

Tout le monde soit h sa suite, excepte l'iiotius.

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