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SCENE IX

Les Mêmes, LA SUPÉRIEURE, les Pensionnaires.

LA supérieure.

Eh bien, qu'y a-t-il, Michela?

michela.

Ma sœur, pardon, c'est que c'était...

MATÉO, trouvant une idée, à part.

Ah ! (Bas à Michela, en se baissant de manière à ne pas être vu des autres.) Pour demander du secours.

Il se jette dans un fauteuil.

LA SUPÉRIEURE

Eh bien?

MICHELA

Pour demander du secours.

LA SUPÉRIEURE

Pour qui donc?

MICHELA, embarrassée.

Pour...

MATÉO, Ici tirant par sa robe.

Pour moi.

Il feint d'être évanoui.

UICHELA.

Pour le signor.

LA SUPÉRIEURE

0 ciel 1

MICHELA

Oui, la fatigue, le travail...

LA SUPÉRIEURE

Ehl vite, qu'on aille chercher... ( une ou deux sœurs sortent par la droite) courez à mon oratoire j non, non, j'y vais moi-m<îme.

Elle sort par la gauche.

Les Mêmes, VENETTI, entrant par la droite , la serviette à la main.

VENETTI.

Eh bien, qu'est-ce donc? ( Apercevant Matéo. ) Qu'apercois-je.' un homme privé de tous sens... (Fouillant dans sa poche.) Attendez, attendez, j'ai précisément là...

MICHELA, voulant lui prendre le flacon et l'empêcher d'approcher.

Donnez.

VENETTI, la repoussant.

Non, non, laissez.-moi faire, je connais la dose.

Il va à Mate'o et approche le Cacon de ses lèvres.

MATÉO, les yeux fermés, lui prenant la main. Merci, ma sœur.

VENETTI, le reconnaissant.

Ah! ah! grand Dieu!

Il tremble et cbancello; Mate'o, le reconnaissant à son tour, se lève, le jette ^ sa place et lui met le flacon sous le nez.

MATÉO, bas à Venetti, pendant que Michela occupe les pensionnaires et les empêche d'approcher.

Si tu dis un mot, Venetti, foi de Matéo, si tu

prononces seulement monnom... lève-toi.

VENETTI, se levant.

Moi!

MATÉO, haut.

Oui, oui, signor, je me sens tout-à-fait remis, donnez-moi votre bras... (bas) donne donc ton bras... ( haut, en le conduisa7it au fond ) car je vous crois en ce moment beaucoup plus mal à votre aise que moi; vous êtes d'une pâleur...

TOUS

C'est vrai.

MATÉO

Venez, l'air extérieur achèvera de nous remettre.

MICHELA

C'est cela, et vous pourrez vous reposer chex moi en passant.

MATÉO, arrii'i' au seuil de la porte.

■ Vous demeurez peut-être loin?

MICHELA

Tout près, il n'y a que le pont à traverser.

VENETTI, épouvanté.

Le pont!

La supjricure paraît, il veut parler ; mais Matéo l'entraine Lrnsquccnent.

JCLiANi, bas à Stella.

A minuit !

STELLA

0 mon Dieu! que dois-je faire?

MATEO, OU LES DEUA FLORENTINS

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