‹ Magasin théâtralChapitre 727 sur 1711 · SCENE YÎI · texte numérisé non relu

SCENE YÎI

STELLA, LE MARQUIS, VENETTI , LA SUPÉ- RIEURE, QUELQUES Religieuses, MATÉO et JULIANI, cachés; ts valet, portant des torches.

VENETTI, entrant précipitamment.

Par ici, de ce côté, monseigneur... voici la signera.

LE MARQUIS

En effet.

Là SUPÉRIEURE, allant à Stella.

Je VOUS disais bien, monseigneur, qu'elle né pouvait être loin. {A Stella, avec intérêt.) Mon Dieu, Stella, cette pâleur... {Au viarqids .) Il faisait si chaud dans la chapelle 1 la foule, l'encens, les lumières...

STELLA

Oui, oui, signera, c'est cela.

LA SUPÉRIEURE

Vous voyez, monseigneur, que vos soupçons...

LE MARQUIS

Des soupçons? je vous le répète, ma sœur, j'ai la certitude qu'hier dans la matinée...

C'est une erreur.

LE MARQUIS

Parlez, Venetti.

Mate'o commence à descendre de la fenêtre. VESETTI.

Je puis affirmer à madame la supérieure que ce peintre hollandais qui s'était introduit hier...

LA SUPÉRIEURE

Eh bien?

VENETTI.

C'est un fourbe.

LA SUPÉRIEURE, au marquîs.

Ne le croyez pas, ce valet vous trompe.

VENETTI, offensé, à part.

Valet! {Haut.) Ma sœur, je n'ai pas l'habitudo de mentir, certes je ne suis pas né...

LA SUPÉRIEURE

Et mol qui l'ai vu à l'œuvre, je suis certalno que c'était...

VENETTI, s' inclinant profondément.

Matéo. {En ce moment , Matéo, qui descendait de la fenêtre , met le pied sur le dos de Venetti saute à terre et disparaît derrière la maison, y netti pousse un cri.) Oh!

LE MARQUIS

Qu'avez-vous I

Je... je ne sais .. une secousse... une comn-otion. {Cherchant à terre.) Vous n'avez rien vu tomber?

LA SUPÉRIEURE

Encore une fois, monseigneur...

Elle lui parle bas.

VENETTI , à lui-même.

C'est-à-dire que je ne pourrai bientôt plus prononcer son nom sans courir le risque d'être assommé.

STELLA, au marquis.

Quoi, monseigneur !

LA SUPÉRIEURE

Oui, Stella, vous allez quitter cette maison où fut élevée votre enfance, pour habiter le palais de votre père.

Juliani et Matéo traversent le fond pour gagner la petile porte.

STELLA

Ma sœur!... de grâce!...

LE MARQUIS

Hésiterait-elle?

LA SUPÉRIEURE,

Ah! monseigneur... excusez-la... mais un départ si brusque, si précipité .. peut-être conviendrait-il de différer...

LE SIARQCIE.

Des raisons, des motifs graves ne permettent pas de retard.

STELLA, allant au marquis.

Ah ! monseigneur...

LE MARQUIS

Vous 'pouvez désormais m'appeler votre père : oui, Stella, à compter de cet instant, vous repren drez le nom et le rang que des circonstances (pZu* bas ) qui vous ont été révélées hier ( Stella tressaille), je le sais.

STELLA

Eh bien... mon... mon père... quelques jours... accordez-moi quelques jours seulement.

LE MARQUIS

Je le voudrais en vain... il y va de votre avenir... j'ai promis à son altesse le grand-duc qu'aujourd'hui même vous lui seriez présentée... il s'agit pour vous d'une alliance illustre.

STELLA

Ciel!...

MAlJliU, UU LitiS JJJiUA rJLUJKEINTlINb,

JULIANI, qui écoutait au fond pendant que Hlatéo ouvre la porte.

Grand Dieul

LE MARQUIS, à Stella. Ce trouble!... Stella...

MATÉo , entraînant Juliani vers la porte qu'il a ouverte.

Partez, partez donc !

II le pousse endeliors et va le suivre ; mais Juliani rentre repoussé et tenu par Bonesco et des sLires.

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