SCÈNE II
Les Mêmes, BURIDAN.
(Il eutre, dépose tran(}uillement son in;intcau; s'apercevant que c'est un gentilboniine qui se défend contre du peuple, il tire vivement son épée.)
BCRIDAN.
Dix contre un!... Dix manants contre un gentilhomme, c'est cinq de trop.
( Il les frappe par-derrière. ) LES MANANTS.
Au meurtre!... au guet!
(Ils veulent se sauver; Orstni parait.) BUniDAN.
Hôtelier du diable, ferme ta porte, que pas uu de ces truands ne sorte pour donner l'alarme : ils ont eu tort... (Aux manants.) Vous avez eu tort.
Oui, monseigneur, oui.
eCRlDAN.
Tu le vois , nous leur pardonnons. Restez à Tos tables; voici la nôtre... Fais apporter du vin par mou ami Landry.
ORSINI
Il est en course pour ce jeune seigneur, j'aurai l'honneur de vous servir moi-même.
BUBIDAN.
Comme tu le voudras; mais dépêche. (Se retournant vers les manants.) Est-ce qu'il y en a un qui parle là-bas?