‹ Magasin théâtralChapitre 812 sur 1711 · MARGUERITE, BURIDAN · texte numérisé non relu

MARGUERITE, BURIDAN

BURIDAN, faisant voler la fenêtre en morceaux et s« présentant.

Marguerite! Marguerite! seule! ah! seule encore. Dieu soit loué!

MARGUERITE, reculant.

A moi! à moi!

BUIWDAN.

Ne crains rien.

MARGUERITE

Toi , toi ! venant par cette fenêtre! c'est une apparition, un fantôme.

BURIDAN

Ne crains rien, te dis-je.

MARGUERITE

Mais pourquoi par cette fenêtre, et non par cette porte?

BURIDAN

Je te le dirai tout-à-lheure; mais auparavant il faut que je te parle ; chaque minute que nous perdons est un trésor jeté dans un gouffre. Écoute-moi.

Viens-tu encore me faire quelque menace , m'imposer quelque conditior/?

BURIDAN

Non , non ; tiens , regarde ; non , tu n'as plus rien à craindre. Tiens , voilà loin de moi mon épée! loin de moi mou poignard! loin de moi cette boileoij sont tous nos secrets! Maintenant tu peux me tuer, je n'ai pas d'arme, pas d'armure; me tuer, puis prendre cette boîte, brûler ce qui s'y trouve, et dormir tranquille sur mon tombeau. Non, je ne viens pas te menacer. Je viens te dire... oh ! si tu savais ce que je viens te dire! ce qui peut nous rester encore

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