OLIVIER, ANTONIA, FRANCESCA
OLIVIER. Je ne me trompais pas en suivant avec ma barque la galère de la reine. . . j'avais conjecturé qu'elle chercherait dans cette île un refuge contre les flots et la tempête... la voilà qui met pied à terre... Quelles sont ces femmes?..
ANTONIA. Un inconnu!., et il a vu cette folle...
OLIVIER. Qui êtes-vous?
ANTOMA. Je suis la femme d'un pêcheur, je promène ma fille, une pauvre insensée que Dieu a frappée...
OLIVIER. L'orage va vous amener dans cette île nombreuse et illustre compagnie.
ANTOMA. Nombreuse compagnie... eh bien! il ne manquaitplus que cela... Vite, vite... faisons rentrer l'étrangère.
Elle fait signe h Francesca de la suivre : celle-ci ne répond que par un gémissement sourd. Elle la saisit par le bras. Francesca se lève machinale ment, la suit, et toutes deux rentrent dans la cabane, la traversent, soulèvent un rideau à gauche, et disparaissent de la scène.
OLIVIER. Voici la reine et sa suite qui se dirigent de ce côté... il faut m'éloigner pour un moment.