‹ Magasin théâtralChapitre 838 sur 1711 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

LE MAJORDOME, Hommes d'armes /jr<?ce- ,hwt JEANNE II c/ LORENZO; puis ANTONNIA.

LE MAJORDOME, au capitaine des homme.'; d'armes, montrant le côté par où est sorti Olivier. Je suis certain que voilà l'homme qui suit obstinément les pas de la reine... C'est quelque assassin sans doute... qu'on lereirouve dans l'île et qu'on l'amène mort ou vif... (Zc I apitainc des hommes d'armes sort; entreJeanuedonnaiithi mainàLorenzo*.) Madame, nous venons d'apercevoir ici encore cet homme obstiné dont je vous parlais hier ; mais cette fois, je viens d'envoyer à sa poursuite le chevalier Costanzo, et ce malfaiteur ne pourra échapper.

Jl■;AN^E. Qui vous dit que ce soit un malfaiteur ?. . pourquoi l'inquiéter?. . pourquoi cliarger de ce soin Costanzo, dont les inanièies rudes et violentes amènent toujours quelque malheur?.. Mais où puis-je trouver lui abri?., la pluie commence à tomber.

LE MAJORDOME. Il n'y a que cette cabane... elle est de bien misérable apparence.

JEANNE. Frappez toujours, elle est pour moi autant qu un palais, si elle me garantit de l'orage... (// part.) Comme Lorenzo est morne et silencieuxl

LORENZO, à part. J'avais demandé à la reine une promenade sin- mer pour quitter un peu cette fatale villa de Sorrente,mais c'est en vain , ma tristesse me suit partout.

Le majordome frappe, Antonia sort.

ANTONIA. Que me voulez-vous, mes bons seigneurs?

LE MAJORDOME. Un abri contre la pluie pour une noble dame.

ANTOMA. Oh ! ma cabane est bien chélive et bien misérable pour recevoir si noble compagnie.

JEANNE. Il n'importe, on te paiera bien.

A^TOMA. C'est que... ( A part. ) Oh!

nioa Dieu !.. s'ils allaient trouver...

JEANNE. Eh bien! tu hésites... pourquoi ce 'loublo ?. .

ANTONIA. Qui? moi? ma bonne dame...

au contraire, je ne suis pas troublée — mais voyez .. il n'y a que cette chambre.

* T^oicnzo, JcMinic, le niiijordoiue au fond, puis Antonia siu la porte exterieuie de la cabane.

JEANNE. Elle suffit..; Comte Lorenzo, entrez avec moi, j'ai à vous parler.

Elle entre dans la cabane, et fait signe à Lorenzo de s'asseoir.

ANTONIA , à part. Heureusement que l'étrangère est endormie.

JEANNE. Ne rentre pas dans cette salle... avant que je t'appelle.

Antonia disparaît par la gauehe, le majordome et les hommes d'armes se dispersent, et cherchent un abri sous les arbres.

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