SCENE XIV
LA VICOMTESSE, D'ORBENDAS.
d'orbets'das, découvert, avec respect.
Madame la vicomtesse veut-elle bien m'accorder un moment d'audience? j'ai quelque chose à lui demander.
LA VICOMTESSE
Je désire que ce soit un important service.
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iv.on.-îv^-n.'-.ir .•: i):eii vcuia roiumpcii.^cr mon dvjvu(ic!!!c::l a i^ pci.soiiîic {lar la doiiaiion écrite de plusieurs terres qui vous ont appaMcnu, cl
que monseigneur devait à votre munificente affection. Sachant, madame, que vous désirez rentrer dans la possession de ces terres, je viens vous en proposer l'échange pour des valeurs.
LA VICO.MTESSE.
J'y consens; et maintenant écoutez-moi : j'ai un grand service à vous demander.
D'ORBENDAS.
J'écoute, madame.
LA VICOMTESSE
Monsieur, vous avez été pour moi la cause de bien des larmes en favorisant les désordres de mon époux (mouvement de confusion de d'Orbendas) • mais depuis deux ans vous n'êtes plus pour ri'jn dans mes chagrins, et je vous ai tout pardonné.
d'orbendas, s'inclinant.
Madame...
LA VICCITESSE.
Le mal que vous m'avez fait, voulez-vous le réparer par un immense service ?
D'ORBENDAS, vivcnicnt.
Oh ! de grand cœur, madame.
LA VICOMTESSE
Il y a ici une jeune fille que monseigneur...
d'orbendas.
Je le sais, madame. Bruno me l'a dit.
LA VICOMTESSE
Je prends le plus vif intérêt à son sort : vous n'ignorez pas les projets de mon époux... voulezvous la sauver?
d'orbendas.
Madame...
Oh! parlez!.
LA vicomtesse.
parlez !...
d'orbendas.
Veuillez m'excuser, madame ; je ne puis faire ce que vous me demandez, lors même que je le voudrais.
Mais, vous ne voyez donc pas ma désolation, mon désespoir?
d'orbendas.
Madame, la nécessité de vous désobéir jette dans mon ame une cause d'éternelle douleur; mais le sire de Flavy est mon maître, il est mon bienfaiteur, je lui dois tout; il ne m'appartient pas de juger sa conduite, quelle qu'elle soit, quelle qu'elle puisse être... Je puis le supplier, le conseiller; mais agir secrètement contre sa volonté, je ne le puis, madame; je serais un ingrat. J'ai, dans le monde, une enfant à laquelle je m'intéresse, que j'aime comme si elle était ma fille, et, grâce aux bienfaits de monseigneur, cette enfant sera riche, heureuse...
LA vicouTKtsE, vivement.
Vous voulez l'enrichir? mais moi, je doublerai, je cciilui Icrai i.i iciîii'U' i\v.c vciis lui réservez. Ce liii'iiioir, ';; ;:liis hcu tio ia tuiitice; mes va.'^l.cs scii^iicuiios, qui iOiiier:::ent des villes et des fleuves; mes forcis uuiil i aspect, du liaui des montagnes est infini ccrn.Tîc l'Océan-; tous mes bieas»
meu terres, mes trésors, je vous les abandonne si vous sauvez cette jeune fllle.
D'ORBENDAS, embarrassé.
Pardon, madame, monseigneur m'a chargé d'une dépêche importante pour le comte de Dunois, dont l'armée s'approche de ce pays... j'ai hâte de m'acquitter de ce message.
Il fait un mouvement pour sortir.
LA VICOMTESSE, Suppliante.
Oh! restez, restez; répondez-moi ; je n'espère qu'en vous. Oh '. oui, n'est-ce pas, tous mes biens!... vous sauverez cette innocente enfant, vous la sauverez... je vous le demande à genoux ; je vous le demande au nom de l'enfant à qui vous tenez lieu de père ?
d'orbendas.
Oh ! permettez, madame, il me faut partir...
LA vicomtesse, éperdue.
Mais si vous partez, si vous me refusez votre appui, monsieur, cette jeune fille est perdue 1 d'orbendas, attristé.
Laissez-moi partir.
Mouvement,
LA VICOMTESSE, le ramenant.
Oh î si vous la voyiez, vous seriez touché de son sort, car votre ame n'est pas insensible. Oui, je vais...
D"ORBE>nAS, s'échappant par le fond.
Mon cœur est brisé...
LA VICOMTESSE, appelant à gauche.
Marie ! Marie ! viens, viens te jeter aux pieds de cet homme...
d'orbendas, se retournant.
Marie !
11 s'arrête.
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