MARTHA, LA VICOMTESSE, MARIE, DORBENDAS
l\ COMTESSE, Stupéfaite.
Ciel!
d'orbendas, voyant Marie.
Il reste stupe'fail.
MARIE, courant à lui et se jetant dans ses bras. C'est lui !...
Quoi
MARIE, montrant d'Orbendas à sa mère avec une confiuvce enthousiaste.
Le voilà, c'est lui, l'ami, le bienfaiteur de mon enfance ! oh ! je pensais bien qu'il viendrait a mon secours.
LA VICOMTESSE, folle de joie.
Lui, d'Orbendas, ton protecteur?
MARIE
Celui qui, depuis douze ans, me traite comme sa tille.
LA VICOMTESSE, délirante.
Lui, lui, ma fille î...
d'orbendas.
Sa fille?
LA VICOMTESSE, prenant la main de d'Orbendas". Oh ! à vous, je le dirai, je puis le dire : c'est ma fille ! je suis sa mère ! Oh ! maintenant, je n'ai plus peur, nous la sauverons.
d'orbendas, regardant Marie.
Est-ce un rêve ? toi ici, Marie ?
LA VICOMTESSE, rapidement.
Oui, elle, Marie, ma fille, ravie cette nuit au saint asile où vous l'aviez placée.
d'orbendas.
Oh! quel étrange événement ! (Il réfléchit; puis à la comtesse, ) Madame, que votre époux ignore que je suis le protecteur de Marie ! ( A Marie.) Ma fille, ici, tu ne me connais pas 1... gardez qu'un mot... Madame, veillez sur elle; cherchez, imaginez... il faut que je parte; mais, dans deux heures, je suis de retour près de vous, et alors...
MARTHA, qui est au fond.
Voici monseigneur !
d'orbendas.
Il vient hâter mon départ : séparons-nous ; il ne faut pas qu'on nous voie ensemble.
LA VICOMTESSE
Et vous la sauverez?... vous l'aimez ?...
d'orbendas, désignant Marie avec amour.
Demandez à ma fille !
La Yicomlesse baise la main de d'Orbendas, quisede'robe et disparaît. Marie se jette dans les bras de sa mère ; la Vicomtesse est radieuse.
* Marie, laVicomtesse, d'Orbendas, Martha au fond, aux
aguets et aux e'coutes.
riN DU 7B0IS1ÈME ACT«,
LE MANOIR DE MONTLOUVIER
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