‹ Magasin théâtralChapitre 96 sur 1711 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

Les Mêmes, NICÉTAS, MICHEL.

NICÉTAS. Que l'on m'annonce à l'empereur...

LE PATniCE. L'empereur souffrant vient de s'endormir.

NICÉTAS. Ah! il dort.

LE PATRICE. Et son Sommeil ne peut

être interrompu niais le patriarche de

Constanlinoplene sera pas vainement venu jusqu'ici, car je suis chargé par l'empereur de lui annoncer la prochaine célébration d'un important mariage.

IMICÉTAS. Lequel ?

LE PATRICE, Celui de l'empereur.

NICÉTAS. Et qui sera notre impératrice ?

LE PATRICE. Tenez... lisez...

NICÉTAS, après ai^oi'r parrouni le parchemin, à part. Agnès !.. je le redoutais... il a su l'efïrayer... elle a consenti. {A Michel.) Tiens, vois, IMichel, le nom de ta souveraine !

MICHEL. Grand Dieul

NICÉTAS. Du calme.

LE PATRICE. Je m'attendais à leur émotion..

MICHEL. Nous avons donc eu tort de réprimer l'impatience de Longue-Epée?

NICÉTAS. Non... mais maintenant Dieu nous ditd 'agir sans retard. (//i/ Patricc^enhd rendant le parchemin.) Cette journée serait mal choisie pour annoncer à l'empereur la triste «ouvelle que j'apportais. Patrice, je n'attendrai pas son réveil.

LE PATRICE. Le patriarche de Constantinople se chargera-t-il d'apprendre au sénat le nom de la jeune impératrice ?

NICÉTAS. Je m'en charge... Partons,

Michel.

Ils sortent.

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