ANDRONIC, LONGUE-ÉPÉE
LONGUE-ÉPÉE. Tu ne m'attendais plus, n'est-ce pas ?
AADROMC. Nonipas ici, où le sénat, qui veuttamort, peut si facilement l'atteindre.
iLOXGL'E-ÉPÉE. C'est ici qu'est ma fiancée?
ANDROMC. Malheureux I... ton amour t'aura perdu !
LO.\GLE-ÉPÉE. Avec mon amour , c'est ma haine qui m'a conduit ici.
ANDROMC. Ta haine ?
LONGL'E-ÉPÉE. Oui ! contre l'époux d'Agnès.
AXDROMC. Tu sais donc...
LOAGLE-ÉPÉE. Je sais qu'hier il me la fallait jeune fille... et maintenant qu'elle est ta femme, Andronic Comnèiie. . . {tirant froidement son épce) il me la faut veuve.
AXDROMC. Imprudent! qui ose menacer l'empereur... A moi, patrice Nicéphore , à moi !
LONGUE - ÉPÉE , l'arrêtant. Le patrice Nicépbore vient d'être arrêté par ordi'e du premier ministre , et tous tes gardes renvoyés au palais... et maintenant que cette robe m'a servi pour assurer ma vengeance... maintenant quelle me générait pour combattre... ( se débarrassant de sa toge et la jetant à terre) je te la rends... Il n'y a plus ici d'empereur et de ministre, mais deux hommes, dont l'un va mourir , . Allons... prends ton épée.
ANDROMC , cherchant autour de lui. Je n'ai point d'épée.
LONGUE-ÉPÉE, jetant la sienne et prenant son poignard. Eb bien donc! au poignard.
ANDROMC, mettant la main sur la poignée de son poignard empoisonné . Au poignard... nous péririons tous deux ou je te survivrais.
LONGUE-ÉPÉE. Viens donc me tuer!
Bruit au dehors.
ANDRONIC. Les sénateurs accourent...
et je veux bien te laisser fuir... va-t'en.
LONGUE-ÉPÉE. Fuir? et pourquoi ?
ANDRONIC. Sais-tu ce qu'ils veulent?...
LONGUE-ÉPÉE. S'emparer du meurtrier de la comtesse...
ANDROMC. Malheur à toi !...
LONGUE-ÉPÉE. Mort à l'empereur !
ANDRONIC. Mort à l'insensé ministre qui s'est jeté dais le piège et qui n'échappera pas... ( De toute la force de sa voix. ) Par ici... sénateurs... par ici...
Il ouvre violemment la porte du fond et recule épouvante à la vue de la comtesse de Monttort.
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