SCENE V
CATHERINE, PATTIESSON, quelques Bourgeois, puis WILKINS.
PATTIESSON, au fond du théâtre, aux autres bout' geois.
Cherchons bien, elle ne peut être loin d'ici... (Appelant avec précaution.) Mistress Catherine Warbeck!... mistress Warbeckî
CATIlEniNE.
Qui m'appelle?
PATTiESSON, rapercevant.
Ah 1 Dieu soit louél nous vous trouvons enfin.
Ils s'approclieiit tous avec myslèrc et précaution.
CATHERINE, fn^missanl.
Ohl je comprends, mes a... mes bons amis; il i\"y a pas de consolation pour moi... la pauvre veuve n'a plus d'espoir qu'en Dieu.
PATTIESSON.
C'est mieux que ça qui nous amène, raistress; c'est peut-être le salut de votre mari.
CATIIERINE.
Que voulez-vous dire?
PATTIESSON.
Que nous ne pouvons souffrir qu'on assassine ainsi sous nos yeux notre vénérable concitoyen; que tous ceux qui sont ici ont juré comme moi de sauver Samuel Warbeck ou de le venger.
CATUERINE.
Ah! vous êtes de braves Irlandais... courons, s'il en est temps encore'.
PATTIESSON.
Ils n'en sont qu'à ce qu'ils appellent l'amend e honorable. Dés que le cortège se sera remis en marche, nous l'attaquerons à l'improviste, et... Wii-KINS, entrant prêripitummcni , a>ec mystère.
Ils reviennent vers le lieu de l'exécution. CATUERINE, vivement.
Courons, messieurs, et que Dieu nous conduise!
Ils surtenl tous.