CHARLES, HENRIETTE
Charles. Au nom du ciel, Henriette, rappelez votre raison et modérez ce désespoir qui m'épouvante.
Henriette. Et le puis-je, mon Dieu...
quand tout est perdu sans ressource. N'ai-je par su jusqu'ici modérer ma douleur, venir secrètement dans cette chapelle, comptant toujours sur le dévouement du frère de manière, qui nous avait dit : Je la sauverai?
Charles. Et la présence du duc a paralysé tousses efforts, car il n'a pas quitté un instant le cercueil de Catherine.
Henriette. Et maintenant il l'enferme dans la Combe.
Charles. Et personne encore de la part du roi!
Henriette. Que voulez-vous dire ?
Charles. Lorsque j'ai appris au palais que le duc voulait accompagner ( latherine à sa dernière demeure, lorsqu'il m'a ordonné de partir avec lui, j'ai écrit à la hâte au roi une lettre ainsi conçue : Sire , Catherine Patrick doit être ensevelie vivante dans le cimetière de l'Est... Sire, un ordre de vous qui suspende aussitôt les funérailles de votre femme, qui est innocente du meurtre de votre père... Et comme je partais, j'ai chargé un de ses pages de la lui remettre aussitôt... j'espérais que cet ordre viendrait interrompre nos prières à la chapelle... mais rien encore...
Henriette. Et l'on va sceller la pierre qui rendrait nos efforts impuissants.
CHAULES. Cela ne sera pas, Henriette... Je vais dans celte cruelle extrémité, moi, repousser les enseu'lisseurs en criant qu'elle est vivante.
HENRIETTE. H le faut, Charles.
CHARLES. Kl je dirai que je le faisan nom du roi... Hâtons nous. .. Alais qui vient de ce Côté... Grand Dieu!... c'est elle.
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