‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 1091 sur 1577 · SCÈNE MIL · texte numérisé non relu

SCÈNE MIL

JACOIES, CATIŒUINE.

JACQUES. Catherine, (pie je retrouve ici...

CATHEHIM-: , d'um nota; tremblante. Catherine, qu'une injuste sentence avait, conduite à la mon, ei que Dieu \i»'nt de sauver pour qu'elle put se justifier.

JACQUES. Dieu vient aider bien lard à sa justification.

CATHERINE. Oui... elle a longtemps .souffert, celle que vous avez laisse condamner...

JACQUES. En vertu de la lettre de mon père, qui l'accusait.

Catherine. Votre père. . . cette lettre était fausse !

Jacques. Que ne l'avez- vous prouvé...

que n'avez-vous réclamé ?

Catherine. Je ne le pouvais pas. . . et Catherine, que les assassins accusaient, devait succomber, puisque personne ne prenait sa défense. . .

JACQUES. Je l'ai défendue, moi ; moi qui la proclamais innocente malgré ses juges et qui la faisais chercher encore le jour où se prononçait sa sentence.

Catherine. Catherine, qui avait quitté l'Ecosse pour accomplir un pieux devoir, n'a su qu'on l'avait accusée qu'en apprenant sa condamnation.

Jacques. Qu'a-t-elle fait alors ?

Catherine. Elle u'a pas cru, d'abord...

puis enfin, par trois fois, elle a écrit au roi d'Ecosse.

Jacques. Je. n'ai reçu aucune de ses lettres.

Catherine. Les vrais coupables ont donc eu le pouvoir de les intercepter... et Catherine a attendu pendant une année entière sans sommeil un seul mot d'espoir ou de consolation, mais il n'en est pas venu.!. Et vous avez cru Catherine coupable...

JACQUES. J'ai douté...

Catherine. Et qui \ous avait donc mis au cœur ce doute épouvantable?

Jacques. L'absence, la fuite et le silence de Catherine.

CATHERINE. J'avais écrit...

JACQUES. Que ne veniez-vous?

Catherine. La mort ne m'attendait-elle pas à la frontière ?

Jacques. C'est vrai. Mais Thomas, votre frère?

Catherine. Mon frère... après avoir subi dix-huit ans d'esclavage, hier encore il ignorait et l'accusation et le malheur de Catherine.

Jacques. Il ignorait... et où est-il donc maintenant?

Catherine. Au pouvoir des assassins de votre père...

JACQUES. Que dites-\ous?

CATHERINE. Oui, sire ; et le ciel, qui vous a conduit ici, seul que fous délivriez Patrick pour savoir riunocer.ee de Catherine... car Thomas en apporte les pleines...

JACQ] es. El voua pourrez me conduire?

CATHERINE. Oui. Mais, pour me donner la force de vous guider, dites donc au moins à la pauvre Catherine que \uiis ne croyez plus qu'elle a trempé ses mains dans le sang de votre père!...

JACQUES. Moi, Calherine... sache donc ici que je ne l'ai jamais cru dans le fond de mon à me!...

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