EDITH, LE COMTE, DICKSON
é"dith, à part.
Comme il est pâle !
le comte, écoutant contre la porte.
Je ne les entends plus... ils ont perdu ma trace sans doute. {A Edith.) Mais suis-jeen sûreté ici? Dickson.
Je veille au dehors, monsieur le comte, soyez tranquille.
Il va se poster contre la porte, et pendant toute cette scène il y demeure.
EDITH
Mylord, ils vous ont donc découvert ?
LE COMTE
Oui, dans la retraite où j'étais caché.
EDITH
Poursuivi ?
LE COMTE
Oui, mais je suis parvenu à leur échapper.
EDITH
Blessé!
LE COMTE
Pas dangereusement; enfin, j'ai pu arriver jusqu'ici, je suis entré au hasard, et Dieu a permis que ce fût chez un ami.
EDITH
Oui, mylord, chez un ami.
dicksox, accourant.
Des soldats! des soldats !
LE COMTE
Je suis perdu !
é'dith.
Pas encore, monsieur le comte... Tenez, là. la, près du berceau de ma pauvre enfant.... ils respecteront la douleur d'une mère.
Elle le fait entrer dans l'alcôve, puis referme le rideau.
dicksox , qui est retourné contre la porte et qui revient.
Ils se dirigent de ce côté.
EDITH
Silence, et assieds-toi contre cette table. Dickson va contre la table et range plusieurs objets; Edith s'assied, prend son panier à ouvrage et fait semblant de coudre; Christian et ses Soldats ouvrent brusquement la porte, entrent cavalièrement; ils s'avancent vck Edith, dont le maintien est calme.
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