SCÈNE X
Les Mêmes , MADELAIXE.
M LDELAINE , elle tient une robe enveloppée dans un mouchoir de soie. Pimbêche de marquise, va!... si jamais je retourne chez elle... *
' Catlienue, .Hadelaiue, Jean-Baptiste.
JEAN-BAPTISTE
Jean-Baptiste , à pari. Que le diable emporte manie Libois! elle vient me déranger. .. juste au moment où j'étais lancé.
Catherine. Qu'y a-t-il donc , cousine?
madelaine. Il y a que je vous rapporte la robe; votre pratique n'en veut pas.
Catherine. Est-il possible !...
madelaine. C'est comme je vous le dis... aussi je l'ai joliment habillée , moi , toute marquise qu'elle est.
Catherine. Et pour quelle raison madame de Sorgues refuse-t-elle cette robe?...
madelaine. Sous prétexte qu'elle ne peut pas entrer dedans.
Catherine. Pourtant , ce malin encore je l'ai essayée... elle me va si bien î
MADELAINE. C'est pour ça qu'elle lui va si mal !
Catherine. Elle m'avait affirmé que nous avions absolument la même taille , c'est pourquoi elle m'avait priée de couper cette robe sur un de mes patrons. Mon Dieu, que dira mon père?... lui qui m'avait avancé l'argent pour l'étoffe et les fournitures... il va s'emporter, m'accabler de reproches.
madelaine. C'est vrai, ii est si grigou qu'il aimerait mieux se laisser arracher toutes les dents que de perdre un liard!
On entend la voix de Dumont.
Catherine. Dieu ! voilà mon père... il est capable de me battre.
JEAN-baptiste. Vous battre!... pour une robe manquée?... Au fait, ça serait possible... (A lui-même, se frappant le front.) Eh bien , non, il ne la battra pas !...
Il sort en courant, et disparait dans la rue.
^WV^VVV^VVU'VVWVW
*w %\ /vw\ rwvwv v\ wv