MADELAINE, CATHERINE
madelaine, sortant de la chambre. Bah ! il n'y a personne!... je croyais bien avoir entendu la voix de mon homme... c'est donc
Oh ! nous avons
,. pas trop... et Mais prenez donc
les oreilles qui me tintaient. (A Catherine
qui parait.) Eh bien ! vousv'là ici, cousine! rentrez donc dans voire chambre, je n'ai pas fini de vous habiller.
CATHERINE, tristement.
le temps, Madelaine.
MADELAINE. Le temps..
comme vous me dites ça!., un air plus gai... Fallait me voir le jour de mes noces... les violons n'étaient pas encore arrivés, quej^ dansais déjà.
Catherine. Vous ! quelle différence ! vous ne quittiez pas des vêlements de deuil pour prendre vos habits de mariée.
madelaine. C'est vrai... ce pauvre cousin Dumont, il a été bien injuste, bien entêté, bien brutal... N'importe, c'était votre père, votre devoir était de le pleurer... mais ce devoir, vous l'avez bien rempli, on peut le dire... il y a un terme à tout, Catherine... votre deuil est fini depuis longtemps, et vous n'avez plus de raisons pour retarder ce mariage.
Catherine. C'est vrai, mais plus j'y pense, et plus j'hésite à accepter le sacrifice trop grand peut-être qu'il s'est imposé pour moi; mais son dévouement n'est pas plus fort que mon amour.
madelaine. Et vous avez raison. . . Réparer les torts d'un autre... en voilà un cœur d'homme comme on n'en trouverait pas deux. Bien sûr que le bon Dieu s'est reposé après avoir fait celui-là... c'est son chef-d'œuvre.
jean-baptiste, paraissant au fond. Peuton entrer ?
Catherine, C'est lui...
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