SCÈNE XIII
Les Mêmes, ARMAND*.
martial, à part. H était temps!
ARMAND. Ah! monsieur, je suis votre serviteur.
martial. Bonjour, mon jeune ami!
CLARISSE, quittant sun bureau. Déjà de retour !
armand. Oui, mademoiselle; j'étais pressé de rentier...
martial , frappant sur la saroche. Je le crois, avec une charge comme celle-là.
armam). J'ai \u l'instant où l'on me comptait les 10,000 franc- en écus; heureusement on m'en a donné 7,000 en billets de banque.
Clarisse. Voici la clef de la caisse; allez vite vous débarrasser.
Armand entre dans la maison.
martial**. Il doit y avoir une mouvement de fonds con-idérable dans un commerce comme le vôtre?
Clarisse. Oh! oui, monsieur; demain matin , par exemple , nous avons 20,000 fr. à payer.
martial. 20,000 francs!... Et jamais une minute de relard?
martial. Je crois que mon père mourrait de chagrin si un effet qui porte sa signature n'était pas pa\,é à présentation.
martial. Tout ce que j'appi ends sur monsieur Laroche augmente le désir que j'éprouvais déjà de faire sa connaissance, et d'entrer avec lui en relation d'alïaires. La première sera sans doute conclue en son absence.
Clarisse. Je le désire beaucoup.
martial. Et moi de même, mademoiselle!
Vous permettez que jejetie un couod'œh***?
Il prend le tableau et l'examine
ARMAND, rentrant suivi de madame Gervais, qui vient accrocher une lanterne à la forte de la maison. La nuit commence et vient graduellement. Mademoiselle, voici la clef de la caisse. [Bas ) Eh bien, monsieur Martial a-t-il fait sa commande ?
Clarisse. Pas encore, mais je crois que nous nous entendrons.
Armand. Ah! tant mieux ! (.1 part.) Maintenant, si, grâce à la promesse qu'il m'a faite, mes espérances pouvaient se réaliser, je serais le plus heureux des hommes!
martial, à Clarisse. Mademoiselle, tous ces prix me paraissent fort raisonnables... Je les examinerai ce soir plus attentivement, et demain nous pourrons terminer.
* Clarisse, Armand, Martial.
** Clarisse, Martial.
*'* Martial, Clarisse, Armand.
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