SCÈNE XIV
Les Mêmes, JOHN, M"" GERVAIS*.
M"" GERVAIS, à John, qui entre par la grande porte du fond. Que demandez-vous, mon ami ?
John. Je demandais lé maître à moi... mister Martial.
m vrtial. Ah ! c'est John.
John, avançant. Ves, mylord.
Martial, (i'est mon groom. .. un brave garçon que j'ai ramené de mon dernier voyage à Lo.idres. Je ci ois que j'en ferai quelque clio e .. il est très-intelligent.
joiin, riant. Yes, yes. .. Je n'étais pas une trop grosse bêle.
MARIIAL As lu fait ma commission?
JOHN. Yes, mylord; les amis de vous ils ?\ai< nt dit à moi queils attendaient vous cette soir à le Maison d'Or pour une petite souper ensemblcment.
martial. Ah! très-bien \**(Ba$ à Armand.) Ceci vous concerne aussi, mon cher Armand.
ARMAND, ave joie. Vraiment!
MARTIAL. Trouvez-vous ce soir , à dix heures, à la Maison d'Or... vous me demanderez , et je vous prouverai à quel point je m'intéresse à vous !
armand. Ah 1 monsieur!... que de reconnaissance !
martial. Ne parlons pas de ça! (Haut.) John, faites avancer ma voilure.
john. Yes, mylord. {Bas.) As-tu essavéla clef!
martial , le poussant et bas. Tais-toi donc, animal! (Haut, en saluant Clarisse.) A demain, ma belle demoiselle!
Clarisse. A demain , monsieur, et n'oubliez pas, je vous en prie, que vous avez promis de me donner la préférence.
martial. Au revoir, monsieur Armand!
Adieu, ma bonne madame Gênais!
Mme Gervais lui fait une profonde révérence. Il sort.
Mme gervais. Quel gentil cavalier!...
comme on reconnaît tout de suite l'homme du grand monde!
En ce moment on entend un grand bruit de voix sur le port, Guillaume et les ouvriers accourent pour voir ce que cVst.
Clarisse. Ah ! mon Dieu ! qu'est-ce qu'il
y a donc sur le port?
Armand. Encore quelque accident 1 GUILLAUME. Vous effrayez pas... c'est
1' petit Barbillon... il aura tiré quéqu'un du
canal... c'est son métier.
'Armand, J»hn, Martial, Clarisse, M»e Gervais. »* Armand, Martial, John, Clarisse, Mme Gervais.
LE CANAL SAINT-MARTIN
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