SCENE VIII
CABOT, MARTIAL, dans le fond, au milieu d'un groupe.
martial, à lui-même. 'Pourvu que les maladroits n'<.ierit rien oublié sur le terrain... une casquette, un outil... la moindre chose pourrait nous trahir.
cabot, bas à Martial. Eh! l'allumeur !
martial, vivement. Que diable viens-tu faire ici, toi?
cabot. L'annoncer une trouvaille.
martial. Quoi ?
cabot. Un portefeuille caché dans le double fond du «coffre-fort.
martial. Avec des billets de banque?
cabot. Non, des papiers de famille.
MAbtial. Qu'est-ce que tu veux que j'en fasse ?
cabot. Dam ! tu verras ça toi-même...
MARTIAL. On vient, tais-toi.
cabot, à haute voix. Yes, mylord, je attendais vos.
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LES Mêmes, GUILLAUME, GALOU, MA- THIEU , OUVRIERS , et successivement CLARISSE, ARMAND, LE Garçon de la Banque, M,,,c GERVAIS**.
Guillaume. Ah! les canailles, les infâmes
gredins !
cabot, à part . Comme il parle du monde!
c'est bcn.
* Barbillon, Galou, Cotteret, Ouvriers.
'* Cabot, Martial, Guillaume, Mathieu, Galou,Cotteret, Ouvriers.
galou. Pas une seule trace... pas seulement une bûche de dérangée !
Guillaume. Oh ! ils avaient bien pris leurs mesures.
cabot, à part. Eux pas bêles.
Guillaume. Rien... absolument rien qui puisse nous mettre sur la voie...
martial, à }>art. Je respire !
GUILLAUME. Mais comment donc aurontils fait pour s'introduire dans la maison ? Pour forcer une porte sans réveiller personne sans que le moindre bruit ait pu
donner l'alarme ?
cabot, à Martial. Aurait peut-être fallu chanter la Marseillaise, pour plaire à Mcbsieu.
martial, bas. Mais, tais-toi donc, animal!
Mn,e gervais , entrant , se place entre Guillaume et Mathieu. Quel ma heur, mon bon Dieu! quel malheur! (A Guillaume, après avoir salué Martial.) Mais où était donc votre monsieur Armand pour n'avoir rien entendu?
Guillaume. Ça ne vous regarde pas.
Mme gervais. Nous verrons, nous verrons si ça ne me regarde pas*.
Clarisse, entrant avec Armand, et leGarçondela banque. Monsieur Joseph, donnezmoi votre bordereau... j'irai moi-même à la banque. {Le 'Garçon salue et sort.) Et vous, monsieur Armand, au lieu de vous affliger, secondez-moi dans celte circonstance difficile.
armand. Ah ! mademoiselle, s'il suffisait de donner ma vie **...
Tous les Ouvriers remontent la scène.
martial. Avant tout , mademoiselle , il faut faire votre déclaration .
CABOT, à part. A-t-il un aplomb !
GUILLAUME. Oui, qu'il faut y aller et tout de suite. .. peut-êire que l'on pourra découvrir les gueusi rds !
cabot, à part. Nousdécouwir, des pommes!
Clarisse. Avant tout, monsieur, il faut nous mettre en mesure de paver... Il ne faut pas que la signature de la maison reste un jour en souffrance. .. Monsieur Armand, rentrez au bureau ; s'il se présente d'autres effets, prenez les adresses... moi, je cours chez le banquier de mon père: il a des fonds à lui,
et j'espère que nous paierons à tout (A
Martini.) Pardon, monsieur, mais le temps presse... (bas.) Du courage, monsieur Armand... la colère de mon père sera terrible, mais nous serons deux pour l'affronter.
Guillaume. Nous s'rons trois, mamz'elle, nouss'rons trois !...
Cabot. Maniai, Guillaume, Mme Gervais, Mathieu, Galon, au fond, Clarisse, le Garçon de banque, Armand. "Cabot, Martial, Guillaume, Clarisse , Armand , Mme Gervais.
AS
Clarisse, elle lui tend la main. Venez, madame, Gênais, venez.
Elles sortent.
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