SCÈNE XI
LES Mêmes, LAROCHE, Mme GERVAIS *.
Laroche, en dehors et avec colère. Pourquoi ne sont-ils pas à la maison ? pourquoi ?enir dans le baieau? (7/ entre et descend rapidement l'escalier.) Ah!... vous voilà!... je \ons trouve enfin !...Que venez-vous faire ici?... m'apprend' e tout ce que je sais... ce que vous auriez dû inediie!... Vous tremblez tous ! et vous avez raison ! vingt mille francs! des tiires, d*s papiers de famille... des papiers de la plus haute importance soustraits dans, ma maison, dans ma caisse!... à côté de vous quatre! — Misérables que vous êtes!
Clarisse, bas d Mme Gervais. Mais qui donc a pu l'instruire?...
Mra GERVAis.de même. Il vient de chez son banquier, qui lui a tout dit.
laroche, à Armand. A nous deux, monsieur!
Clarisse. Mon père, avant tout je dois vous due...
laroche. Silence!... ce n'est pas à vous que j" parle.
Clarisse. Mais, mon père...
Laroche. Silence, vous dis-je!
Guillaume, bas à Clarisse. Ne l'irritez pas... Attendez.
laroche. Vous n'étiez pas à la maison quand le vol a été commis.
armand. hésitant. Monsieur.. . je...
laroche. IN e mentez pas!., je sais que vous avez passé la nuit dehors; Mme Gervais vous a vu rentrer à six heures du matin.
Guillaume , à part. Maudite langue de femme !
armand. J'avais cru pouvoir m'absenter... une alîairede la plus haute importance pour moi...
laroche. On n'a pas d'affaires... quand on représente un chef absent... quand on a sa confiance, sa procuration... On ne sort p;s la veille d'un pavement aussi considérable !
armand. En effet , monsieur, j'ai eu le plus grand tort, je l'avoue... mais...
LAROCHE. Vous deviez veiller nuit et jour, me protéger, me défendre contre l'audace de ces malfaiteurs. C'était votie devoir, un devoir sacré., vous y avez manqué... et je devrais !. ... (Clarisse se place vivement entre
» jime Gervais, Clarisse, Guillaume, Laroche, Armand.
Laroche et Armand*.) Tenez, ne m'exaspérez pas davantage par voue présence!... sortez! sortez d'ici et n'y rentrez jamais!... Je vous * chasse 1
Armani! va pour remonter, Clarisse le retient.-
GuiLiAUME, vivement. Oh!... monsieur Laroche !
Laroche. Tais-toi !
Clarisse. Mon père, vous m'avez dit souvent que vous me destiniez unenchedot; eh bien, je ne me marierai jamais... Je serai heureuse de passer ma vie près de vous à travailler... à \ous rendre l'existence moinspénible... Gardez tout cet argent, gardezle... en retour, je ne vousdemande qu'un peu d'indulgence]
armand. Assez, mademoiselle, assez!
laroche. Je le chasse, vous dis-je ; et au 1 eu de p ier pour lui, vous taiez mieux de prier pour vous!... Allons, sortez!
Clarisse. Mon père, je vous en conjure !
LAROCHE, la repoussant. Je ne veux rien eniendre ni de vous ni de personne!.... Laissez- moi I
Armani et Mme Gervais sortent les premiers. Clarisse les suit en pleurant ; sur l'esraiier elle se retourne.
CLARISSE. Mon père!
Laroche. Mais sortez donc!
Guillaume, à part. Pauvre enfant!...
comme il la taiabust3!
Clari-se sort, Laroche s'assied, le coude appuyé sur la table et t-n proie a la plus violente colère. Guillaume est resté au fond.
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