SCENE PREMIERE
MARIE, seule, assise sur le canapé.
Toujours ce ciel sombre et froid, toujours cet horizon triste et désert!... Quand donc quitterai je cette demeure où j'ai tant souffert, où j'ai tant pleuré? D'O-born tiendrat-il sa promesse... reverrai-je Berlin? Berlin , où je pourrai prononcer le nom de Fiïdberg... où la main d'un ami me montrera sa tombe 1 De Rittersdorf, où d'Osborn a promis de me conduire, pourrai-je, en trompant sa surveillance, courir àOssenbach?
c'est l'a que Gertrude avait caché ma fille... ma Stella, qui se croit oubliée, orpheline... car pour ne pas l'exposer à la haine de d'Osborn, j'ai dû me condamner au plus absolu silence. Tous mes serviteurs étaient vendus à cet homme... Christine seule a paru prendre pitié de moi... mais son dévouement est-il sincère.