‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 1459 sur 1577 · SCENE XI · texte numérisé non relu

SCENE XI

WOLMAR , seul. Il est toujours sur le seuil et ri garde au loin.

Mon pauvre d'Orbe ! tout-à-l'heure, avec toi , je me livrais à la joie, aux plus folles espérances... et maintenant tout est détruit, renversé pour toujours... Adieu, mon rêve, mes illusions, adieu ! Misérable vieillard ' ah! pour toi, maintenant le ciel est sombre , la liberté n'a plus de charmes; maintenant je regrette l'absence, l'exil ; je regrette jusqu'aux horreurs de mon cachot, et je maudis le ciel qui ne m'a pas laissé mourir sur un champ de bataille... [Descendant la scène et regardant du côté du pavillon où loge Julie. ) Julie! Julie! elle aimera Saint- Preux toute sa vie!., et près de toi elle s'efforcera pour paraître gaie , heureuse !.. Ne l'as-tu pas entendu, Wolmar? sa vie est un sacrifice qu'elle t'a fait? elle e^t enchaînée à toi par la reconnaissance... Encore et toujours ces misérables mots, qui nous ont réunis l'un et l'autre ! la reconnaissance ! un sacrifice ! le devoir ! Saint-Preux et

Julie... Chacun de vous va remplir son devoir !.. ei moi aussi , moi aussi , je remplirai Le mien. ..

(Il sort en courant avec une sorte de délire , .sV!lance sur la montagne et la gravit d'un air desetpére'. La musique est tout-à-fait rapprochée. Entrée joyeuse des paysans, rjui ont tous des bouquets au côte; à leur Leteest d'Orbe, et ils viennent 6C grouper autour de lui sur le devant de la scène. Pendant ce temps, Wolmar disparaît au sommet de la montagne.)

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