SCENE VIII
Lls Mêmes, EDOUARD. CLINTON, LE CONSTABLE, Quatre Gardes.
cl:nton, à part.
L espion a dit vrai... il est ici. (A Surrey.) J'avais deviné juste en pensant que s'il y avait sédition aujourd'hui dans les rues de Londres, le comte de Surrey, l'ami le plus zélé de la reine Anne serait au nombre des séditieux.
Et moi. j'avais bien deviné aussi en pensant que si on commettait des actes méprisables et désbonorans, le comte de Clinton, l'ennemi le plus odieux de la reine Anne serait seul chargé de leur exécution.
CLINTON
En m'ràsultant vous outragez la lqî.
surrey, se découvrant.
Je respecte la loi, mais non un représentant tel que vous.
CLINTON
Vous m'insultez, mylord !
SDRREY.
Vous? oh! c'est impossible l
CLINTON
Soumission aux ordres du roi. Constable, faites abattre cette enseigne.
l»e constable et deux, gardes s'avancent.
SURREY
Le nom qu'elle porte ne nuit à personne ; vous ne la toucherez pas.
CLINTON
Obéissez, messire, obéissez.
Les gardes s'avancent de nouveau.
TOM
Pour le salut de votre corps, ne l'osez pas; car vous savez tous qu'à défaut de massue, Tom Wood abat un taureau avec son poing. Arrière!... richmond, se plaçant entre les gardes et Tom. Pas de rébellion inutile; pas de résistance coupable à la loi. Lord Edouard Clinton, je vous jure sur mon honneur de gentilhomme qu'avant une heure cette enseigne aura disparu de votre main ou de la mienne, peu importe.
SURREY
Non, Richmond, laisse-le faire. Allons, mylord, montez sur cette table, après la tète, le nom,
foulez tout aux pieds. Renversez cette enseigne, c'e*t noble à vous !
Oui, je la rer verserai.
Clinton «'avance avec colère auprès Je l'enseigne et la souffleté du plat de son. e'pe'c.
1URRBT.
Place! place à lord Clinton, qui s'est fait valet du conslable I
CLINTON
Oui, place, place à lord Clinton ! ( A Surrey. ) Outrage -moi bien, Surrey, moi... j'attends la vengeance, et, Dieu aidant, elle viendra.
11 sort avec lus gardes au milieu des buées du peuple.
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