SCENE VII
RICUMOND, TOM WOOD, SURREY, JEAN D'OXFORD, les Seigneurs, jf.an d'oxford , entrant par la droite avec les seigneurs.
Une nouvelle proclamation court par la ville, ne l'avcz-vous pas entendue?
surrey.
Quelle est-elle?
JEAN D'OXFORD
Les armes et les armoiries d'Anne de Boulca doivent être enlevées du fronton de tous les palais, son nom effacé, son portrait arraché des enseignes des maisons et brisé sur place. Aux maîtres qui refusent, les cachots de Tyburn et l'accusation de rébellion. Après le meurtre, la proscription.
RICHMOND
C'est inique. Et qui publie uu tel ordre?
jean d'oxford.
Vous ne devinez pas? c'est facile pourtant valet inquisiteur de sa majesté.
SURREY
Edouard Clinton, je parie.
JEAN D'OXFORD
Lui-même.
SURREY
A lui seul revenait une telle mission.
TOM
Et qui osera la faire exécuter?
jean d'oxford.
Clinton et le constable, ils ont déjà commencé.
RICHMOND
Voici Clinton et ses alguazils.
jean d'oxford Ils viennent arracher cette enseigne.
Montrant celle de la taverne de la r.eine Anne. surrey, s'avançant près de la taverne.
Oh ! je les en défi.e!
RICHMOND
Imprudent! que veux-tu faire?
Mylords, laissez-moi lui répondre seul ; rentrez dans la taverne; ne vous exposez pas à être reconnus.
SURREY
Et pourquoi donc?
TOM
Parce que ma tète porte un bonnet de laine et chacune des vôtres une couronne de lord, que la mienne ne vaut rien et que les vôtres sont précieuses.
SURREY
On touche plus impunément à la tête d'un tomme du peuple qu'à celle d'un lord d'Angleterre, car l'un n'a rien pour le protéger, et l'autre porte un blason pour la faire respecter et rna épée pour la défendre. Retirez-vous !
Les lords se placent sous la tente; Surrey tout-à-fait en avant sur le théâtre ; Richmond ensuite ; les autres au fond ; Tom un peu en arrière. L'espion paraît le premier; il indique lord Surrey à lord Clinton ; celui-ci le congédie d'un geste impératif et s'avance vivement.
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