SCENE VI
HASSAN, FARUCKNAZ, AMINA.
hassan. Encore cette insulte!
farucknaz. N'y songez plus, Hassan ; revenez avec nous, vous vivrez comme autrefois, dans la retraite, entouré de nos soins et de notre amitié. Après le travail, vous vous asseoirez à notre table, et le soir Amina vous chantera sur le luth les plus beaux chants qu'elle a appris de sa mère.
amina. Et je vous rappellerai le temps où elle vous les chantait elle-même.
Air : Enfant que la brise enbaumée (deLabarre).
Enfant que le sort me confie,
Grandis sous mon toit maternel ;
Et que mon amour sur ta vie
Appelle les bienfaits du ciel.
HASSAN
Je m'en souviens, c'était là sa prière!
AMINA
Pour tons les deux, de l'accent le plus dour, Elle invoquait un esprit tutélaire, Quand nous étions le soir à ses genoux. ENSEMBLE.
AMINA ET FARUCKNAZ.
Enfant que le sort me confie, etc.
HASSAN
0 ma bienfaitrice chérie, C'était là ton vœu maternel, Lorsque ton amour sur nu vie Appelait les bienfaits du ciel.
HASSAN
Ah! vous avez réveillé dans mon àme, Comme un écho de mon ancien bonheur ; •T'irai demain de cette nobie femme Dire avec vous le chant plein de douceur (Reprise de l'ensemble. — Amina et Farucknaz sortent.)