SCÈNE PREMIÈRE
AMINA conduisant FARUCKNAZ;
amina, elle a un livre feri i <) lu main. Doucement, bonne mère, doucement; vous êtes fatiguée de notre petite piomenade, reposez-vous.
farucknaz. Eh bien , mon enfant, qu'estce que je te disais ? Hassan n'est pas venu ; j'en étais sûre.
AMINA. Ah ! grand'mère, il n'est pas encore tard. Tenez, mettez vous là... (Elle lui avance un fauteuil.)
farucknaz. Quel est donc ce livre que tu Usais tout à l'heure ?
amina. C'est ce beau livre de contes que vous m'avez donné.
farucknaz. Ah ! ah ! tu lisais le Chercheur de trésors.
amina. Oh 1 non, grand'mère, quelque chose de bien plus extraordinaire? le conte de la femme parfaite.
farucknaz. Ce n'est pas un conte, c'est un récit véridique.
amina. Mais ce n'est pas possible. . . (Montrant le livre.) Est-ce qu'on peut réunir toutes les qualités qui sont là?
farucknaz. Eh ! eh ! peut-être.
AMINA
Air de la Petite Bergère.
Avoir en partage Un joli visage Et mille attraits Jeunes et frais Sans en tirer avantage.
De son entourage Mériter l'hommage Par des talents, par des vertus De soi-même inconnus , Et rappeler, par sa grâce ingénue et discrète, Le doux parfum émané de l'humble violette. Quoi, ma mère, c'est là Une image complète De la femme parfaite?
Son portrait le voilà.
Ah ah ah ah ah ah ah 1 Ah!
Ah!
Où trouver tout cela ?
(On cogne à la porte.)
amina. Qu'est-ce que c'est?.. (Elle court ouvrir. )
LE SAC A