SCENE V
Le Cortège d'Uberto, entouré de moines et de soldats.
le chef des sbires. Uberto Pascali , vous êtes condamné à mort pour avoir pris parti pour la France.
le prieur. Par grâce spéciale , l'église admet le condamné aux derniers sacremens.
11 fait signe de le conduire à l'église.
margarita , à Petruccio. Laisseras-tu périr ce brave homme ?
petruccio. Uberto Pascali est innocent.
le sbire. Qui ose ici défendre le condamné ?
petruccio. Moi, nous tous.
tous. Oui , nous tous.
petruccio. Camarades, il n'est pas question maintenant de Français ni d'Autrichiens, maisd'un compatriote, d'un honnête homme, d'un père de famille, qui va mourir pour quelques paroles en l'air.
le sbire. Si tu ajoutes un mot, je te fais conduire en prison.
petruccio. Oui dà ! et si je refuse de m'y rendre?
le sbire. Châtié sur l'heure.
petruccio. Tu le seras avant moi... Enfans ! sus aux sbires.
Le peuple sejetle sur les sbires et délivre le prisonnier.