‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 1554 sur 1577 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Les Mêmes AMINA.

HASSAN. Eh bien, Zélim?

amina. Ah 1 maître, nous sommes dans un singulier pays.

fariboussoul. Lequel?

amina. C'est une espèce de lieu de refuge nommé l'île du Repentir; attiré par des soupirs et des sanglots dans ce qu'on appelle la vallée des Larmes, je \iens de voir les principaux habitants, ils se promènent sous des ombrages solitaires, sons des saules pleureurs; là, ils pleurent leurs fautes passées, leur existence follement dissipée, et tenez, ce mausolé , ils l'ont élevé à la vanité des plaisirs fugitifs.

HASSAN, lisant i inscription. C'est, ma foi, vrai... ces gens-là doivent être des sages.

amina. Ils se nourrissent de leur douleur.

fariboussol. C'est peu restaurant.

hassan. Quel est leur âge?

amina. Ils touchent à la vieillesse... En me voyant si jeune, ils m'ont pris en pitié... Ah ! se sont-ils écrié, pauvre enfant, proûte au moins de notre expérience... ah ! si jeuneusse savait !. .

fariboussoul. Et ils se sont remis à pleurer?

amina. Toujours.

LE SAC A MALICES

fvriboussoul. Voilà un pays récréatif !

hassan. C'est égal, j'ai bonne idée de ces pénitents-là, et quoique je n'aie rien à faire ici, je ne serais pas fâché de les von en passant.

amina. Tenez, les voici.

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