‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 171 sur 1577 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

I.i s Prêcédens, Le Général DUPUIS, Le Général BAKAGUEY , Officiers et Sol-

DATS.

DUPUIS. Vous dites donc, capitaine, que les Turcs et les Arabes se sont réunis ce matin en grand nombre dans cette mosquée?

le capitaine. Oui, mon général.

BARAGUET. C'est sans doute pour quelque cérémonie religieuse, nous approchons du rama/an.

dupuis. Aïoii cher général, la religion, je le crains bien , est étrangère à tout ceci, une grande fermentation règne dans la ville. On parle de malheurs arrivés à notre armée de Syrie; on répand même le bruit de la mort du général en chef.

BARAGCTBY. Démentons ces nouvelles, ajoutons à l'armement du fort de Doulack, et envoyons demander des renforts aux généraux les plus voisins.

dupuis. Quels sont ces hommes? (Aux Arabes.) Approchez? que faites vous ici ?

ioussouf. Je viens de prier.

DUDUIS. Et toi?

suleiman. J'arrive du désert.

i>i PUIS. Dans quel but?

SULEIMAN. Pour voir mon père.

dupuis. Que se passe-t-il au désert? as-tu entendu parler de notre brave armée de Syrie? lesmamelucks ont-il pris les armes?

suleiman. J'ignore le sort de votre armée et celui de votre sultan, mais j'ai rencontré les mamelucks de Mourad, jamais je ne les avais vus en aussi grand nombre; leurs chevaux font élever jusqu'aux cieux les sables du désert.

On entend !a générale.

Ijlpuis. La générale qu'on bat dans ta ville m'explique tout... Je vais établir dans ceue place et dans cette maison l'état-major-général... Courez promptement aux casernes;

, c'est ici que vous viendrez chercher des ordres.

BARAGUET. Je me rends à Doulak, mes amis , il n'y a pas un instant à perdre.

1U sortent précipitamment.

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